Chongqing : ma découverte de la fascinante ville-montagne chinoise

Chongqing: une ville encore peu connue en dehors de Chine
En mars 2026, je suis parti pour un grand périple à travers la Chine, avec une idée en tête : explorer les trains chinois et partager cette expérience à travers une série d’articles. Ce voyage m’a également permis de découvrir plusieurs grandes villes du pays, de Pékin à Shenzhen, en passant par Shanghai, Hangzhou, Harbin et Guangzhou. Mais parmi toutes ces étapes, c’est Chongqing qui m’a le plus marqué, une ville fascinante encore relativement méconnue du public européen.
Chongqing est une métropole à laquelle on attribue de nombreux superlatifs : elle serait la plus grande ville du monde, mais on la surnomme aussi la ville-montagne ou la ville 8D, c’est-à-dire à huit dimensions !
Elle est devenue la coqueluche des Instagrammeurs et autres influenceurs en quête d’images fortes. Je suis resté quatre jours à Chongqing, davantage que la plupart des touristes, qui n’y passent souvent que deux jours. Je suis parti au hasard, au gré de mon inspiration, sans trop chercher à optimiser mes balades. Cette approche m’a permis, je pense, de mieux capter l’esprit de la ville.
Je commence par revenir sur l’histoire et la géographie de Chongqing : deux éléments indispensables pour comprendre comment elle est devenue l’une des métropoles les plus étonnantes de Chine. Je vous présente ensuite Raffles City, cet ensemble architectural étonnant, iconique de la nouvelle Chongqing, où j’ai logé et passé pas mal de temps.
Chongqing est une ville complexe et foisonnante à visiter surtout à pied. Dans un second article, je vous propose trois balades à pied pour découvrir les différentes facettes de Chongqing, sans passer trop de temps à préparer vos itinéraires.
Chongqing, la nuit, est une explosion de lumières. Pour en profiter, il suffit de déambuler au gré du spectacle qu'elle offre.
Enfin, je termine cet article par mes conseils pratiques pour préparer votre séjour.
Tous les textes en couleur corail indiquent un lien interne ou externe que je vous invite à cliquer.
Connaître le contexte historique et géographique de Chongqing permet pour mieux la comprendre
Pour appréhender l'évolution fulgurante de la ville, j'ai visité le Chongqing Planning Exhibition Hall ainsi que le musée des Trois-Gorges. Je vous les conseille vivement. Je les ai d’ailleurs intégrés dans les balades que je vous propose dans le deuxième article consacré à Chongqing.
Chongqing, une ville stratégique au confluent de deux rivières
Située dans le sud-ouest de la Chine, Chongqing se trouve au confluent du Yangtsé et du Jialing, à environ 1 500 km à l’ouest de Shanghai et 1 300 km au sud-ouest de Pékin. Du fait de cette position stratégique, elle constitue l’une des principales portes d’entrée vers l’ouest de la Chine et le bassin du Sichuan. Son relief accidenté, traversé par deux grands fleuves, explique en grande partie son surnom de « ville-montagne ».
L’histoire de la ville remonte à plus de 3 000 ans, avec le royaume de Ba, qui y établit sa capitale dans un site hautement stratégique, car la ville est construite sur une péninsule à la jonction de la rivière Jialing, qui se jette dans le fleuve Yangtsé.

De la ville fortifiée à la capitale de guerre
C’est sous la dynastie Ming, au XIVe siècle, que Chongqing devient une véritable ville fortifiée entourée de remparts avec 17 portes. Sa structure restera relativement inchangée jusqu’au siècle dernier, comme en témoigne une autre maquette de la ville datant de 1940.

Dès 1937, face à l'avancée japonaise, le gouvernement nationaliste déplaça sa capitale à Chongqing qui, de ce fait, subit d’intenses bombardements aériens. Ensuite, de capitale de guerre, elle deviendra le siège du gouvernement républicain nationaliste opposé au pouvoir communiste incarné par Mao Zedong.
Dans les années 60 et 70, du fait de son emplacement géographique loin de la mer et de l’Union soviétique, le gouvernement communiste la transforma en une puissante ville industrielle capable de servir de base arrière pour le pays en cas de conflit militaire : « la troisième ligne ».
Depuis 1997, une métropole en pleine ébullition
Mais c’est à partir de la fin des années 1990, avec la volonté du Parti communiste, que la ville-montagne a littéralement changé d’ère pour devenir l’une des plus importantes métropoles de Chine.
La construction de l’énorme barrage des Trois-Gorges sur le fleuve Yangtsé a accompagné ce changement ; bien que la ville soit située à plus de 600 km en amont du barrage, les conséquences ont été importantes pour Chongqing. Cela a permis à la ville de devenir un important port de marchandises et une porte d’entrée vers l’intérieur de la Chine.
À la même époque, en 1997, elle a été détachée de la province du Sichuan pour devenir une municipalité directement rattachée au gouvernement central. D'où la confusion fréquente sur sa population : plus de 30 millions d'habitants pour un territoire grand comme l'Autriche et qui comprend des territoires ruraux et d’autres villes, contre environ 11 millions pour l'agglomération urbaine proprement dite. Son pseudo-titre de « plus grande ville du monde » provient de cet écart administratif, mais elle reste malgré tout gigantesque !
Depuis près de trente ans, Chongqing connaît un développement accéléré : une véritable forêt de gratte-ciel, des lignes de métro et de monorail modernes, ainsi que des autoroutes urbaines aux échangeurs inextricables ont vu le jour. Son relief abrupt a ajouté une dimension vertigineuse à ce paysage urbain du XXIe siècle. Encore plus qu'à Pékin ou Shanghai, « le » Chongqing d’avant l’an 2000 a quasiment disparu.
Aujourd’hui, les autorités continuent de vouloir faire de Chongqing un pôle d’attractivité de l’intérieur du pays pour faire contrepoids avec les villes côtières, qui sont historiquement les plus développées.

C’est en visitant le Planning Exhibition Hall que j’ai pris conscience de l’importance de la planification à la chinoise. Cela m’a ensuite aidé à mieux percevoir ce qui fait le caractère unique et singulier de la ville, à travers mes découvertes et mes balades.
Raffles City : la nouvelle vitrine iconique de Chongqing
L’avantage de Chongqing est d'être encore peu connue en Europe. Lorsque je suis descendu du train, je n’avais aucune idée préconçue de ce qui m’attendait. La surprise a été totale !
Je suis arrivé dans la matinée, après un voyage en train à grande vitesse de nuit depuis Pékin, à la gare de Chongqing Ouest : immense, moderne et vide. J’ai emprunté une ligne de métro flambant neuve qui m’a emmené dans le centre-ville. J’avais choisi mon hôtel en regardant simplement une carte. Il est situé dans le quartier du Yuzhong, à la pointe d’une presqu’île où la rivière Jialing rejoint le fameux fleuve Yangtsé.
Une architecture spectaculaire à la pointe de la péninsule de Yuzhong
En sortant de la bouche de métro, mon regard a été tout de suite attiré par le symbole architectural de la ville depuis 2019 : le Raffles City Chongqing. C’est un ensemble très théâtral de huit gratte-ciel, dont certains sont reliés, à 250 mètres de hauteur, par une immense structure vitrée de 300 mètres de long, le Crystal.

Je suis resté un bon moment à observer cet ovni architectural qui est la version XL du Marina Bay Sands, construit dix ans plus tôt par le même architecte canadien, Moshe Safdie à Singapour.
Un hôtel au sommet de la ville
Mon hôtel se situe dans l’une des tours : l’Ascott. Après les formalités de réception effectuées avec l’application « Google Traduction », le personnel ne parlant presque pas anglais, un ascenseur m'a propulsé au 41e étage ! En ouvrant la porte de ma chambre, je me suis précipité vers le mur entièrement vitré donnant sur l’extérieur.

Je suis resté un long moment hypnotisé par la vue grandiose sur les gratte-ciel de Chongqing. De part et d’autre de la presqu’île, on aperçoit les rivières qui l’encadrent. Afin que vous perceviez vraiment ce que j'ai vu, je me suis aidé d'une IA pour fusionner mes propres clichés. Le résultat est tout à fait probant.
Après un long voyage depuis Harbin via Pékin, j’avais une envie de nager pour me rafraîchir et me détendre avant de partir à la découverte de la ville. Je suis descendu au deuxième étage, où se situe la piscine, mais, déception, elle était fermée à cause d’un problème technique. Un employé, voyant ma mine déconfite, m'a dit de ne pas m’inquiéter et m'a emmené personnellement à celle de l’hôtel voisin : l’InterContinental. J'ai été assez bluffé par ce niveau de service !
Les surprises ont continué, car le lobby de l’InterContinental se trouve dans le Crystal, la fameuse passerelle en verre qui relie horizontalement quatre gratte-ciels. Elle est absolument immense et les vues sur Chongqing sont époustouflantes. Plusieurs restaurants et bars permettent d’en profiter sans devoir loger à l’hôtel.


Mon accompagnateur m’a emmené jusqu’à la piscine, située au 43e étage, juste sous la passerelle. Il m'a confié à un maître-nageur qui m'a présenté les lieux : des vestiaires spacieux et luxueux, un sauna ou un hammam et, surtout, une piscine à débordement de 25 mètres de long, avec toujours ces vues extraordinaires.
Le comble du luxe est que j'étais seul dans cette piscine ! Le sentiment de détente était total, mais il me questionne aussi sur les énormes inégalités qui existent en Chine, où de telles installations ne sont accessibles qu’à une petite poignée d’ultra-privilégiés.

Le luxe de Raffles City, entre opulence et inaccessibilité
J'ai terminé ma découverte du Raffles City par la visite du centre commercial ultramoderne et luxueux qui s’étend sur cinq étages sous les gratte-ciels. Deux faits m’interpellent.
Le premier est que j’ai observé peu d’acheteurs dans les boutiques, avec des vendeuses désœuvrées, alors que les badauds qui déambulaient dans les immenses allées étaient nombreux. L’opulence, un visage que montrent beaucoup de grandes villes chinoises, n’est peut-être qu’un paravent qui reste inaccessible à la grande majorité de la population.
Le deuxième point qui m’a interpellé est la rareté des restaurants étrangers dans ce centre commercial, qui compte pourtant un grand nombre d’établissements. Je n'ai remarqué qu’un Pizza Hut, où des robots ont remplacé les serveurs, un restaurant thaïlandais et un restaurant indien.
Cela ne me surprend pas, car, pendant tout mon périple, j’ai constaté un pays qui est très tourné vers lui-même, avec presque pas d’étrangers et un contrôle important des influences extérieures, tant sur le plan culturel qu’économique.

Le Raffles City a occupé une bonne partie de mon temps le premier jour, car j'avais envie de bien observer de l’extérieur son architecture très originale. Malgré son gigantisme, Raffles City est paisible, car il est posé sur une immense dalle arborée et exclusivement piétonne. Les tours résidentielles sont entourées de jardins luxuriants, avec à l’entrée des majordomes élégants qui filtrent soigneusement les personnes autorisées à y pénétrer. Le trafic automobile est relégué et caché dans les sous-sols.




Chongqing de jour : le foisonnement d'une métropole complexe
Chongqing est une ville de contrastes qui n’a pas encore tout à fait digéré sa croissance exceptionnelle de ces dernières années. Même si les autorités chinoises maîtrisent l’art de la planification, la métropole, avec son relief accidenté, est restée quelque peu rebelle. Des quartiers monumentaux et flambant neufs cohabitent dans un joyeux désordre avec des bâtiments plus anciens et des rues qui ne peuvent être tracées au cordeau.
Grâce à la rivière Jialing, qui se jette dans le majestueux fleuve Yangtsé, Chongqing présente aussi, malgré sa situation à près de 1 500 km à l’intérieur des terres, un véritable paysage de ville portuaire. Dans certains quartiers, on retrouve une atmosphère à la Corto Maltese.
Une bonne cohabitation entre la voiture et le piéton
Chongqing est le royaume de la voiture, avec des échangeurs autoroutiers gigantesques où même les GPS semblent perdre le nord ! Mais c’est aussi une ville qui se prête à merveille à la marche. Le centre-ville abrite notamment un vaste quartier piétonnier autour de Jiefangbei. À certains endroits, j'avais parfois l'impression d'être dans une petite ville perdue au fin fond de la Chine.
Chongqing se découvre donc surtout à pied, avec de bonnes chaussures de marche ! On monte, on descend, on se perd. On emprunte un escalier vertigineux au fond de la cour d’un vieil immeuble résidentiel de plusieurs dizaines d’étages, avant de déboucher au pied d’une tour qui semble toucher le ciel. Quand on est fatigué ou que l’on a perdu ses repères, on peut toujours compter sur les métros ultramodernes, mais aussi sur un téléphérique ou des ferries.
Dans mon deuxième article consacré à Chongqing, je vous propose trois balades, à raison d’une par jour, pour vous guider dans vos premiers pas à la découverte de cette ville fascinante.








Chongqing la nuit : une explosion de lumière
Chaque soir, je suis rentré à mon hôtel bien fatigué de mes balades, notamment à cause des dénivelés importants et de l’agitation incessante de cette ville très dense. Mais je m’obligeais à ressortir une fois la nuit tombée, car Chongqing, la nuit, donne l’impression d’être dans un film de science-fiction.
Les animations vidéo transforment les gratte-ciels en écrans géants. Hongya Cave, de nuit, est le spot que tout le monde veut photographier depuis le pont Qiansimen. Les publicités animées sont encore plus visibles. La foule se presse pour prendre des photos ou simplement dîner dans les nombreux restaurants de rue.
Pendant mon séjour, en mars, un spectacle de drones était organisé chaque samedi à la pointe de Chaotianmen avec, semble-t-il, des tableaux remarquables. Mais comme cela ne correspondait pas aux jours de ma visite, je n’ai pu y assister.






Même en retournant dans ma chambre d’hôtel, tard le soir, le spectacle continuait !

Chongqing : une découverte qui donne envie de revenir
Le dernier jour, je suis reparti de Chongqing par la gare de l’Ouest, mais cette fois-ci en direction de Guangzhou. Là aussi, les autorités ont prévu large, puisque, en 2026, seule une partie du hall était en service.
Le développement de la ville est loin d’être achevé. Cela me donne envie d’un nouveau rendez-vous dans cinq ou dix ans pour voir à quel point elle aura encore changé.
La visite de Chongqing m’a fasciné. Sa croissance, dans un contexte certes très différent, est aussi folle que celle d’une autre métropole en pleine transformation : Dubaï. Je raconte cette autre découverte dans mon article : « Dubaï : une métropole fascinante du XXIe siècle ».
Découvrir la ville du quotidien
J’ai surtout apprécié de découvrir la ville dans son quotidien, loin des lieux historiques artificiellement rénovés. La Chine promeut trop, à mon goût, une forme de tourisme qui s’apparente à une « disneylandisation » des lieux, transformés en décors destinés à divertir les touristes.
Venant d’Europe, je me suis senti comme un voyageur d’un autre temps débarquant sur une planète surpeuplée, hautement technologique, mais aussi avec des côtés archaïques. J’avais vraiment le sentiment d’être un étranger, confronté à une barrière linguistique difficile à franchir.
Contrairement à Pékin ou Shanghai, l’anglais m’a semblé très peu parlé à la ville-montagne, même dans des hôtels de classe internationale. Les restaurants d’origine étrangère sont quasi inexistants et la nourriture locale est très éloignée de mes propres habitudes européennes.
Dans un monde de plus en plus globalisé et standardisé, cet inconfort du voyage, qui en fait aussi le sel, devient de plus en plus rare. Finalement, c’est peut-être ce qui a fait que j’ai adoré visiter cette ville et que j’ai encore plus apprécié de retourner ensuite chez moi, à Paris, dans un environnement qui me correspond mieux !
Enfin, pour passer de cette première découverte à la visite concrète de Chongqing, retrouvez mes trois itinéraires à pied dans mon second article : les trois balades à pied pour découvrir Chongqing.

Conseils pratiques pour votre voyage à Chongqing
Comment venir à Chongqing ?
En train, bien sûr ! Des trains à grande vitesse relient Chongqing à de nombreuses grandes villes du pays. J’ai rédigé un dossier très complet sur les trains chinois que je vous invite à consulter pour les découvrir et apprendre à les utiliser.
Chongqing dispose également d’un aéroport international proposant des vols directs vers l’Europe et Seattle, aux États-Unis, opérés par Hainan Airlines.
Enfin, une dernière possibilité consiste à arriver ou à repartir à bord de l’un des nombreux bateaux de croisière qui naviguent sur le Yangtsé jusqu’à Yichang, en traversant les Trois Gorges. Pour en savoir plus, consultez Yangtze-River-Cruises.com.
N’ayant pas effectué cette croisière, je préfère toutefois m’abstenir de vous la recommander sur la base d’une expérience personnelle.
Quand visiter Chongqing ?
Chongqing bénéficie d’un climat subtropical humide. Les hivers sont relativement doux, mais gris, humides et marqués par des nuages bas, et souvent par du brouillard.
Les étés sont particulièrement éprouvants, avec des températures qui dépassent régulièrement 30 °C et peuvent atteindre 35 à 40 °C, voire davantage lors des épisodes de canicule. L’humidité renforce la sensation de chaleur. Ce n’est pas pour rien que Chongqing figure parmi les villes surnommées les « fournaises » de la Chine.
Le printemps et l’automne sont donc les saisons à privilégier pour découvrir Chongqing à pied. Mars et avril, puis octobre et novembre, sont généralement de bons choix, même si le ciel reste parfois couvert et que la pluie ou le brouillard peuvent compliquer l’observation des paysages.
Où se loger à Chongqing ?
À Chongqing, vous aurez accès à une offre d’hébergement très large, du plus simple au plus luxueux. Je vous conseille cependant de privilégier la péninsule de Yuzhong, à proximité de Jiefangbei, pour faciliter vos déplacements.
Réserver une chambre d’hôtel sur des sites comme Booking.com ou Trip.com est aussi simple qu'ailleurs dans le monde. Dans les hôtels internationaux, vous pourrez généralement payer directement par carte bancaire.
Si votre budget vous le permet, je vous conseille vivement de loger au sein du complexe Raffles City, en demandant impérativement une chambre avec vue. Vous pourrez notamment choisir entre :
Comment payer en Chine ?
Alipay est un incontournable pour régler la plupart de vos dépenses, des achats courants aux restaurants, sans avoir besoin de payer en espèces.
Je vous explique le mode d'emploi dans cet article : Mes conseils pratiques pour aller en Chine et voyager facilement en train
Important : configurez Alipay avant de partir de chez vous !
Combien de jours prévoir à Chongqing ?
J’ai consacré quatre jours à visiter Chongqing à mon rythme.
L’idéal, selon mon expérience, est de prévoir trois jours, à raison d’une journée pour chacune des trois balades proposées.
Ensuite, selon votre curiosité, vous pouvez envisager d’y rester plus longtemps. En quatre jours, je n’ai pas tout vu, loin de là ! Mais cela n’a de sens que si vous souhaitez approfondir votre découverte de la vie des Chongqingais en vous éloignant des principaux sites touristiques.
Se repérer à Chongqing
Amap (Gaode Maps) est un précieux allié pour vous repérer dans le dédale urbain de Chongqing. Il permet de calculer des itinéraires à pied et d’utiliser les transports en commun, avec une cartographie bien plus adaptée à la Chine que Google Maps.
Un petit bémol, cependant : Amap ne vous indiquera pas toujours clairement les escaliers et les ascenseurs de cette ville verticale. N’hésitez pas à demander votre chemin à un habitant si vous êtes perdu !
Vous pouvez télécharger Amap depuis l’App Store d’Apple ou le Google Play Store.
Faut-il passer par une agence ?
Sur Internet et sur les réseaux sociaux, vous trouverez une multitude d’agences de voyage locales qui vous proposeront d’organiser votre visite de Chongqing.
L’avantage, c’est que vous n’aurez à vous soucier de rien sur le plan logistique.
L’inconvénient, c’est que l’agence vous fera principalement visiter les hauts lieux touristiques, qui sont spectaculaires, mais souvent un peu artificiels.
Si votre objectif est de découvrir le vrai Chongqing, vous risquez d’être déçu. De mon point de vue, voyager en indépendant signifie parfois se perdre dans les rues ou « rater » une attraction. Mais ce n’est pas grave, car cela fait aussi partie du plaisir du voyage !
Obtenir des informations sur le web
En préparant votre voyage à Chongqing, vous trouverez de nombreux blogs et sites touristiques. Mais d’un site à l’autre, les mêmes lieux incontournables reviennent souvent, sans que l’on trouve toujours beaucoup d’informations complémentaires pour comprendre la ville et organiser ses visites.
Les sites de guides locaux peuvent également être intéressants, à condition de distinguer les conseils pratiques des offres commerciales de visites guidées ou de circuits organisés.
Parmi les ressources que j’ai repérées, Notes from China mérite le détour. Vous y trouverez des informations complémentaires pour préparer votre séjour et découvrir Chongqing au-delà des attractions les plus connues. Je vous conseille de lire l'excellent article sur la cuisine chongqingaise
祝你旅途愉快!
Bon voyage !



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