Voyager en train à grande vitesse en Chine : mon bilan après 11 000 km
Tout savoir sur l’expérience de voyage dans les trains chinois à grande vitesse
Avec ses trains circulant jusqu’à 350 km/h et des gares aux dimensions spectaculaires, la Chine a profondément transformé l’expérience du voyage ferroviaire.
Mais au-delà des performances techniques, que vit réellement le voyageur à bord ?
Organisation en gare, confort des différentes classes, qualité de service, perception du temps et des distances
Dans cet article, je propose un retour d’expérience détaillé basé sur plusieurs trajets à grande vitesse à travers le pays du point de vue du voyageur.
Pour faciliter votre lecture, je l’ai organisé de façon thématique et non chronologique :
- En gare : une organisation quasi aéroportuaire très différente de l’Europe
- Voyager en classe Business comme en avion long-courrier
- L’expérience de voyage en seconde et première classe : un peu comme à bord du TGV français
- Mon verdict sur les trains chinois à grande vitesse
Et en bonus, un chapitre sur La diversité des campagnes chinoises que l’on voit en voyageant en train.
Ayant travaillé dans les trains de nuit, puis dans le transport aérien pendant plus de 35 ans, j’apporte ici un regard concret sur l’expérience du voyageur d’aujourd’hui.
Cet article fait partie d’un dossier complet consacré au train en Chine.
Tous les textes en couleur corail indiquent un lien interne ou externe que je vous invite à cliquer.
En gare : une organisation quasi aéroportuaire très différente de l’Europe
Comme partout, un voyage en train commence par la gare. Mais prendre le train en Chine n’a rien à voir avec nos habitudes européennes. Heureusement que j’avais passé beaucoup de temps à faire des recherches sur internet, sinon, pour mon premier voyage au départ de Shenzhen, j’aurais été vraiment perdu.
Par contre, l’avantage des grandes gares chinoises, c’est qu’elles sont toutes semblables dans leur organisation. C’est le résultat d’une planification centralisée mise en œuvre à grande échelle dans tout le pays. Dès le second voyage, j’ai eu tous mes repères et prendre le train s’est révélé très simple et efficace.
Mon premier voyage en train à la gare du Nord de Shenzhen : tout est nouveau !
Bei, Nan, Xi et Dong sont les premiers mots de chinois que j’ai appris ! Cela signifie, dans l’ordre : Nord, Sud, Ouest et Est. En effet, un grand nombre de nouvelles gares sont dénommées selon leur emplacement dans l’agglomération.
Ainsi, Shenzhen Bei se situe dans le nord de la ville, à une dizaine de kilomètres du centre.
Je m’y rends en métro comme je le ferai dans toutes les autres gares, qui sont toutes remarquablement reliées au réseau local.
En arrivant, je me rends tout d’abord sur le parvis pour visualiser le bâtiment de l’extérieur. Le moins que l’on puisse dire, c’est que la façade de Shenzhen Bei, longue de 400 mètres, avec son immense toit en porte-à-faux, est impressionnante.
Accéder à la gare est très contrôlé
Puis, en rentrant dans la gare, je passe un premier contrôle où l’on vérifie mon passeport, qui sert en fait de billet de train. En effet, toutes les informations de ma réservation sont reliées aux données de mon passeport. C’est la même chose pour les Chinois avec leur carte d’identité. Le système est entièrement relié à l’identité des voyageurs, ce qui peut être problématique pour la liberté de circulation des individus.
Ensuite, nous passons un filtre de sécurité avec portique et machines pour scanner nos bagages. Sauf pour les limitations de liquide, il est aussi strict que dans les aéroports.

Compte tenu de tous ces contrôles, les guichets où acheter son billet sont souvent situés dans un autre endroit de la gare. Je n’ai jamais eu besoin d’y aller, car j’ai toujours acheté mes billets à l’avance sur l’application mobile des chemins de fer chinois, qui est plutôt efficace même si elle est encore assez rudimentaire.
Une salle d’attente immense prévue pour les développements futurs
Je débouche sur l’immense salle d’attente qui, le jour de mon voyage, un samedi soir de retour des congés de Nouvel An chinois, est bien remplie. L’organisation est très rationnelle et elle se retrouve dans toutes les nouvelles grandes gares du pays.
De chaque côté de la salle, il y a les portes d’embarquement vers les quais, qui sont situés sous celle-ci. À la gare de Shenzhen Bei, il y en a dix, qui permettent d’accueillir 20 trains simultanément. Le fait que les quais soient dissimulés empêche d’apercevoir les trains, ce qui nuit à l’immersion dans l’atmosphère du voyage.
À Shenzhen Bei comme dans d’autres gares, la salle est souvent majestueuse, avec un plafond très haut et spectaculaire, mais aussi assez froid. Les restaurants de type fast food et les boutiques sont relégués sur des mezzanines qui surplombent l’espace d’attente et d’embarquement.

Des enclos sont prévus pour les personnes PMR et les militaires afin qu’ils soient assurés de trouver une place assise, quel que soit le niveau de fréquentation.

Dans certaines gares, comme Chongqing Xi, des portes sont déjà prévues pour de futurs quais qui ne sont pas encore construits. Le pouvoir chinois prévoit toujours en grand !
Embarquement au dernier moment comme pour les avions
D’immenses panneaux d’affichage annoncent le quai et le moment d’embarquer. À Shenzhen, ils alternent entre le chinois et l’anglais, mais ce n’est pas toujours le cas. Le meilleur moyen pour un Occidental de se repérer est de connaître le numéro de son train. Le quai s’identifie par un numéro et l’embarquement commence dès que le statut s’affiche en caractères verts.

L’accès aux trains est possible en général un quart d’heure avant le départ. Les Chinois passent par des portes automatiques qui scannent leur carte d’identité. En tant qu’étranger, mon passeport est vérifié manuellement par un agent d’accueil (fast check lane). Tout se fait de manière fluide, même si les voyageurs se bousculent parfois un peu.
Descente sur le quai : Enfin la découverte des trains !
Ce n’est que sur le quai que l’on découvre les trains à grande vitesse chinois. Ils ne s’arrêtent que le temps de laisser les passagers descendre ou monter à bord.

Avec leur look futuriste, les trains sont impressionnants.


Des gares 2.0, mais sans beaucoup de charme
À l’arrivée, les voyageurs empruntent un circuit totalement étanche pour sortir de la gare sans croiser ceux qui sont en partance. Un flux est cependant prévu pour les passagers en correspondance.
Mais tout cela manque de charme. Fini le temps où les familles ou les amis venaient saluer leurs proches sur le quai avant de voir le train s’éloigner. En Chine nous sommes définitivement dans l’époque du voyage 2.0.
À bord des trains à grande vitesse chinois : un choix entre trois classes
Il existe trois grandes classes de voyage à bord des trains à grande vitesse de jour chinois :
La classe Business : elle n’existe que dans les trains à grande vitesse de type G qui sont les plus rapides. Elle est beaucoup plus chère, mais l’expérience de voyage est excellente et unique au monde.
La Première classe : Elle est celle qui offre le meilleur rapport confort prix. Les fauteuils sont disposés 2 par 2.
La Seconde classe : c’est la version moderne des hard seat que l’on retrouve sur les trains à grande vitesse, D ou G en rangées de 3 + 2
Voyager en classe Business comme en avion long-courrier
Le voyage en classe Business est une vraie innovation qui mérite d’être essayée malgré son prix élevé. Le service commence déjà en gare.
En gare : un salon privatif et un accompagnement VIP
L’expérience de voyage commence déjà en gare, au salon privatif. Les installations sont toutefois inégales. Superbes à la gare Centrale de Pékin, fonctionnelles et design à la gare sud de Pékin, cosy à la gare de l’est de Hangzhou, décevantes à la gare de l’ouest de Chongqing ou à la gare du sud de Guangzhou. Comme pour les salons ferroviaires européens, ce sont plus des salles d’attente confortables. Le buffet se limite à des snacks et les boissons à des sodas ou du thé/du café.
Le vrai plus du salon est l’accompagnement VIP ! Juste avant le départ, une hôtesse vient vous chercher pour vous escorter jusqu’au train. Elle s’empare de votre valise à roulettes, vous guide à travers la gare et passe devant tout le monde. On se sent quelqu’un d’important !

Accueil à bord par une hôtesse
La Business classe se situe toujours à l’avant et à l’arrière du train. Elle peut, selon les trains, recevoir de 10 à 20 voyageurs. Elle se veut donc très élitiste.
À bord, vous êtes accueillis par une autre hôtesse (cependant, je n’ai jamais vu de steward !) qui vous emmène à votre place et s’assure que vos bagages sont bien rangés. Au cours de tous mes voyages, je n’en ai vu aucune parler anglais, mais, grâce aux applications de traduction, nous avons toujours réussi à communiquer.
Il semble que le département marketing des chemins de fer chinois s’interroge beaucoup sur le confort des sièges de la classe Business. Des premiers trains CRH à la dernière version du Fuxing, l’évolution est frappante. Le transport aérien long-courrier est clairement la source d’inspiration.
La première génération : rangées de fauteuils en deux + un
J’ai pris l’un des trains les plus anciens de Guangzhou à Shanghai : un CRH 380 issu de la technologie Siemens, mais construit en Chine. Il se distingue par sa livrée blanche, soulignée d’un trait bleu. Les fauteuils de la classe affaires sont en cuir rouge et s’allongent presque totalement. Les éléments de décoration rappellent un peu les trains classiques dans un style plus rétro.
De Chongqing à Guangzhou, j’ai pris un CR400AF-A, la première génération des trains Fuxing encore non automatisée. La disposition des fauteuils était toujours en rangées de 2 + 1.
La deuxième génération : fauteuils en épis
C’est entre Pékin et Hangzhou que j’ai découvert cette version plus récente avec une disposition en épi des fauteuils. C’est celle que j’ai préférée pour son confort et aussi son élégance.
Le voyageur dispose de plusieurs rangements, de la possibilité de recharger ses équipements électroniques de multiples façons (prise USB, électrique, par induction), et d’un écran de télévision. Le programme est cependant limité à des vidéos informatives sur les trains « Fuxing ».
Le fauteuil est très confortable dans ses nombreuses positions.
La troisième génération : fauteuils avec porte coulissante
Ils sont maintenant tout à fait sur le même modèle des classes affaires aériennes les plus récentes, avec, y compris, une petite porte pour se retrouver dans sa bulle. Je l’ai cependant moins appréciée, car je me suis senti un peu cloîtré dans mon espace.
Les fauteuils sont pivotables. De façon standard, le personnel les positionne dans le sens de la marche du train, mais il est également possible de les installer face à face pour deux personnes voyageant ensemble.
Un voyage où l’on ne voit pas passer le temps
Dans ces conditions, quelle que soit la génération de fauteuils, le voyage semble passer trop vite, même sur les plus longues distances où le trajet peut durer de six à douze heures.
Juste après le départ, l’hôtesse vous apporte un petit kit avec de nombreux snacks au goût parfois inconnus, comme des petits pois séchés ! Les boissons non alcoolisées et le thé sont servis à volonté. Les pantoufles sont un élément de confort très appréciable.
Un repas chaud est également proposé à certaines plages horaires. La prestation est cependant un peu décevante par rapport au standing de la classe : c’est un repas simple servi dans un plateau en plastique avec des alvéoles que l’on verrait plutôt en classe économique en avion.
L’ambiance à bord est reposante, juste parfois troublée par les voyageurs eux-mêmes, qui n’hésitent pas à passer leurs appels ou à écouter une vidéo sur leur smartphone depuis leur siège. Il suffit dans ce cas-là de se réfugier derrière ses écouteurs avec la musique de son propre smartphone.
L’accès au réseau 4G ou 5G est en général excellent tout le long de la ligne. Je n’ai, en revanche, jamais testé le Wi-Fi.
L’expérience de voyage en première et seconde classe est similaire au TGV français
L’expérience de voyage en seconde ou première classe sur les trains à grande vitesse est relativement proche de ce que nous connaissons en Europe. Il y a de petites différences, mais plutôt au niveau du détail, comme il en existe, par exemple, entre le TGV français et l’ICE allemand.
Voyager en première classe
C’est la classe intermédiaire et elle est confortable. Les fauteuils sont par paires, à quatre de front. L’écartement longitudinal et l’inclinaison sont très bons. Un petit repose-pied permet d’être encore plus confortable. De plus, le remplissage est souvent moindre qu’en seconde. Elle est globalement comparable à la première classe des trains rapides européens.
Quelle que soit la classe de voyage, les sièges sont pivotables et sont placés par le personnel dans le sens de la marche. Mais si vous voyagez à quatre, rien ne vous empêche de créer un « carré » pour vous retrouver ensemble.
En première, il faut compter payer environ 40 % de plus qu’en seconde. La différence de confort le justifie vraiment.
Voyager en seconde classe : un confort meilleur qu’en classe éco en avion
La seconde classe est le nouveau nom des « hard seat » des trains classiques. Elle correspond à plus de 90 % de l’offre totale.
Les trains à grande vitesse chinois sont larges de 3,36 m au lieu de 2,90 m pour les TGV français ou les ICE allemands. Cela permet de caser cinq sièges de front au lieu de quatre en Europe. Avec seulement 45 cm de large et des accoudoirs très étroits, on se sent un peu serré.
Heureusement, pour compenser, l’espacement longitudinal est plutôt important, ce qui permet une inclinaison généreuse du fauteuil. Au final, le confort est, je trouve, meilleur qu’en classe économique en avion.
Les Chinois d’aujourd’hui sont ultras connectés et des prises USB leur permettent d’utiliser leurs smartphones ou tablettes.
En période de pointe, l’espace est vite occupé tant pour les bagages que pour les personnes sans réservation
Le point le plus négatif des trains à grande vitesse est le manque de place pour les bagages, qui peuvent vite encombrer les allées, d’autant plus que les Chinois n’ont pas l’habitude de voyager léger.
Si le train est prévu complet, il est toujours possible d’acheter des places dites « standing ». Dans ce cas, si aucune place ne se libère, on doit rester debout dans les sas d’entrée. Ces billets sont cependant en nombre limité pour éviter une saturation comme on peut le vivre dans les ICE allemands en période de pointe.
La voiture-restaurant traditionnelle a fait place à un simple bar de plus en plus petit
Au milieu du train, on trouve un bar. Sur les trains les plus anciens, il y avait un espace pour pouvoir se restaurer assis, mais il tend à disparaître. Les voyageurs ne viennent que pour acheter leur nourriture et retourner consommer à leur place.
Même en Chine, le charme de la voiture-restaurant que l’on trouve encore sur les trains classiques disparaît. Une vente ambulante est également assurée avec une hôtesse qui passe régulièrement avec un chariot.
Un train toujours très propre et fonctionnel
Un employé passe en permanence pour s’assurer de la propreté du train.
Petite curiosité locale : il est possible de choisir d’utiliser soit des WC à l’occidentale soit à la turque ! Un lavabo est aussi à l’extérieur du cabinet et, juste à côté, on trouve un distributeur d’eau chaude. C’est plutôt bien vu pour se faire un thé ou des nouilles instantanées, dont les Chinois sont friands.
Contrairement aux trains classiques, il est strictement interdit de fumer dans les trains à grande vitesse.
Mon verdict sur les trains à grande vitesse chinois
Le train à grande vitesse chinois est confortable, surtout si vous voyagez en classe Business ou en première. Il est très ponctuel et, enfin, il vous permet de voir la diversité des paysages de la Chine. C’est clairement le mode de transport le plus adapté pour des touristes qui veulent découvrir le pays.
Pour les Européens, les prix des trains, surtout rapportés aux longues distances, sont plutôt bon marché.
Une fois que l’on a compris le mode d’emploi, le train est facile à utiliser.
Pour vous aider, j’ai créé un petit guide qui vous facilitera grandement votre expérience de voyage : Mes conseils pratiques pour prendre le train en Chine.
Pour compléter cette lecture, je vous conseille d’explorer deux dimensions complémentaires que je présente dans d’autres articles :
- les trains de nuit, qui offrent une autre vision du voyage ferroviaire en Chine
- le modèle global, pour comprendre les ressorts de cette réussite à grande échelle
Bonus : avec le train j’ai pu avoir un aperçu de la diversité des campagnes chinoises
Contrairement à l’avion, même à grande vitesse, le train permet de voir les paysages traversés. Lors de mon grand périple ferroviaire, j’ai pu voir la grande diversité de la Chine tant du point de vue des paysages que du point de vue climatique.
Il faut dire que le pays est grand comme le continent européen. Ainsi, aller de Harbin, au nord-est, à Chongqing, c’est parcourir la distance de Stockholm à Madrid.
Allongé dans un fauteuil de la classe business, les heures de trajet passent vite !
Pékin — Nanjing — Hangzhou 1300 km en 4 h 30 : la ligne phare du réseau grande vitesse
Mon premier trajet de jour fut de Pékin à Hangzhou via Nanjing. C’est la ligne phare du réseau chinois où les trains filent à 350 km/h pour relier Pékin à Shanghai, distante de 1300 km, en 4 h 30.
C’est une immense plaine agricole toute plate. Enneigée au départ de Pékin, plus nous descendons vers le sud, plus elle fait place à des paysages verdoyants, mais très humides. Nous sommes début mars et l’hiver est encore bien présent.
Une particularité : le trajet se fait à plus de 80 % sur viaduc ou sur des remblais surélevés.
Ce type de construction présente de nombreux avantages. Il permet de survoler les obstacles, comme les routes et les rivières, et de ne pas créer de frontières artificielles entre les villages d’une région très peuplée. Cela permet aussi de survoler les zones inondables fréquentes dans cette partie du pays.
Comme les poutres sont préfabriquées, la construction du réseau à grande vitesse est industrialisée et rapide. Enfin, le profil de la ligne est de fait plus horizontal, ce qui est favorable à la grande vitesse.
Harbin — Pékin 1300 km en 4 h 40 : la Chine du Nord-est avec ses habits d’hiver austères
Autres paysages, autre climat : voici mon trajet de Harbin à Pékin, distant de 1300 km. J’ai vu des paysages gelés, bruns et peu enneigés, car le climat est relativement sec.
Le relief est plat sauf avant d’arriver à Pékin. J’ai trouvé ce trajet sévère, mais plus intéressant qu’entre Pékin et Nanjing.
Chongqing — Guangzhou 1300 Km en 6 h 10 : les paysages subtropicaux plus rieurs
Toujours à la même époque de l’année, mon plus beau périple fut celui de Chongqing à Guangzhou. Le trajet est une succession de ponts et de tunnels dans une région montagneuse et verdoyante. Le climat est subtropical et très humide. On découvre beaucoup de rivières, de rizières et de plans d’eau.
Les villages semblent plus rieurs et charmants que dans l’est et le nord du pays. Après avoir traversé les montagnes brumeuses du Guizhou, on rejoint les fameux pics rocheux karstiques autour de Guilin.





























Aucun commentaire