Le double visage du tourisme aux Canaries

Les Canaries ont un double visage. D’un côté le tourisme de masse et de l’autre une incroyable région de l’Europe qui reste à découvrir.

Pendant longtemps s’il y a bien une destination où je me refusais d’aller c’étaient les Canaries. J’en avais une image désastreuse de tourisme de masse avec des hôtels clubs à perte de vue. Je savais, de réputation, que l’archipel était pris d’assaut par les Britanniques, les Allemands et les Nordiques à la recherche d’un soleil bon marché avec des formules all-inclusives. Je n’avais aucune envie de me retrouver en vacances au milieu de jeunes anglais ivres et déchainés. Les Canaries c’était non !

Et pourtant la curiosité a fini par l’emporter. Après avoir lu quelques blogs je me suis dit qu’il y avait, peut-être, un autre visage des Canaries à découvrir. En tant que professionnel du transport et du tourisme je voulais aussi mieux comprendre ce qui fait l’attractivité des Canaries.

 

Dans cet article je vous présente mon analyse personnelle du tourisme canarien suite à mes voyages et mes recherches sur internet :

1. Le premier visage des Canaries : un enfer du tourisme de masse !

  • La première destination touristique d’Europe
  • Des touristes surtout Nord européens qui viennent pour le soleil
  • Un tourisme plutôt bien accepté par la population locale
  • Un impact environnemental sous-estimé
  • Un bilan en nuances

2. Le deuxième visage des Canaries : un paradis pour le voyageur indépendant 

3. Les cinq raisons qui font des Canaries un paradis du voyageur indépendant 

  • Raison 1 : Des paysages spectaculaires préservés du tourisme de masse
  • Raison 2 : Une plongée dans l’histoire de notre planète avec les volcans
  • Raison 3 : Une vie citadine, villageoise et artistique authentique
  • Raison 4 : Un sentiment de grande liberté et de tolérance
  • Raison 5 : La plage et le sport comme arguments ultimes

4. Mon exemple de voyage pour voir les Canaries autrement

Tous les textes en couleur corail indiquent un lien interne ou externe.

Les iles Canaries sont un archipel de huit iles qui avec, le Cap-Vert, les Açores et Madère font partie de la Macaronésie. Les Canaries sont proches des côtes marocaines.

La population compte 2,2 millions d’habitants qui pour la grande majorité résident à Tenerife et la Grande Canarie. Les Canaries sont une région autonome espagnole.

Le climat et la relative proximité de l’Europe continentale en ont fait une destination touristique majeure.  

Carte des Canaries

Le premier visage des Canaries : un enfer du tourisme de masse !

Le tourisme de masse existe bien aux Canaries et le moins que l’on puisse dire est qu’il est massif ! C’est une véritable industrie et les Canariens le gèrent comme tel.

 

La première destination touristique d’Europe

Avant la crise du Covid ce sont environ 13 à 14 millions de touristes qui visitaient les Canaries chaque année. C’est un chiffre considérable. Un autre chiffre donne le vertige : le nombre de nuitées touristiques est de 96,1 millions en 2019. Cela fait des Canaries la première destination de voyage en Europe.

Hiérarchie Réceptifs touristiques Europe

Source : Eurostat

C’est d’autant plus remarquable que du fait de la situation géographique des Canaries, l’avion et le bateau sont les seuls moyens d’accès.

Des touristes surtout Nord européens qui viennent pour le soleil

Derrière des chiffres astronomiques, le profil du touriste qui vient aux Canaries est paradoxalement rassurant.

En 2019, l’année avant la crise du Covid, le touriste moyen venait pour une durée d’environ neuf jours. C’est un tourisme répétitif puisque plus de 72 % sont déjà venus. Leur satisfaction globale est de 8,7 / 10, ce qui est plutôt élevé.

Les touristes proviennent majoritairement de l’Europe du Nord.

  • UK : 32,7 %
  • Allemagne : 18,09 %
  • Espagne : 13,3 %
  • Nordiques : 9,7 %

Les Français ne représentent que 3,9 % des entrées. Mais depuis la crise du Covid, c’est une destination qui monte fort chez nos compatriotes.

La moitié des touristes vient en couple et l’âge moyen est de 47 ans. 55 % d’entre eux ont un revenu de foyer inférieur à 50,000 EUR annuel. Nous sommes loin des hordes de jeunes britannique ivres que j’imaginais avant de venir !

Sans surprise, la plage, la promenade et la plage sont les activités les plus pratiquées. Le climat, le sentiment de sécurité et la tranquilité sont les raisons évoquées dans le choix des Canaries. À 55 %, les touristes viennent avant tout pour se reposer.

Toutes ces données je les ai eues par l’office du tourisme, Promotur, qui donne un nombre incroyable d’informations statistiques pour dresser un profil précis des visiteurs et de leurs motivations pour visiter les Canaries. Un outil marketing puissant pour les professionnels du tourisme !

Un tourisme plutôt bien accepté par la population locale

Avec seulement 2,2 millions d’habitants, on pourrait penser que ce tourisme de masse serait mal vécu par la population locale.

Ma perception est que c’est tout l’inverse et la majorité des Canariens ne souhaitent qu’une chose : faire revenir les touristes en nombre. Le sentiment « tourists go home » largement répandu à Venise, Barcelone ou Amsterdam semble avoir moins cours aux Canaries. Il est vrai que 38 % de la population travaille dans le tourisme et dépend directement de cette activité.

Cet article du Monde « Les Canaries ont le blues du tourisme de masse » écrit en 2020 pendant la crise du Covid l’explique bien.

En allant aux Canaries, j’ai compris pourquoi. Le tourisme de masse est géographiquement très localisé. Selon une étude l’université de La Laguna, 94 % des hébergements touristiques sont concentrés sur 1,7 % du territoire. Ce sont tous les points en marron sur la carte ci-dessous. Du coup, les Canariens ne sentent pas dépossédés de leurs îles.

Concentration hébergements touristiques Canaries

J’aime beaucoup cette carte de Tenerife du blog mifuguemiraison car elle est très représentative de l’île :  à chaque zone sa spécialisation !

Carte Tenerife mifuguemiraison

Sans le tourisme, qui représente le tiers du PIB, le pays serait très pauvre et dépeuplé.

Une autre explication est une saisonnalité bien moins marquée que sur le bassin méditerranéen. Il fait beau tout l’année aux Canaries et l’écart des températures entre l’hiver et l’été peu important. Les flux touristiques sont donc bien lissés.

Saisonnalité tourisme en Europe

Comme la quasi-totalité des touristes vient en avion et que la plupart restent dans leurs resorts, il n’y a pas les encombrements de circulation que l’on retrouve, par exemple, l’été sur la Côte d’Azur. Seuls 12 % des touristes louent une voiture.

Un impact environnemental sous-estimé

Ceci étant dit, les zones touristiques des Canaries sont imposantes. On a souvent l’impression que les immeubles mangent littéralement les montagnes. L’avidité des promoteurs immobiliers et le manque de régulation par les politiques aux Canaries laissent songeurs.

Par curiosité, je suis allé voir Los Cristianos à Tenerife ou Puertorico à Gran Canaria. Leur démesure est surprenante, parfois choquante, mais aussi fascinante.

Los Cristianos

L’impact environnemental du tourisme ne semble pas sérieusement étudié. Les ressources d’eau sont en particulier nettement insuffisantes par rapport au volume de touristes. Un chiffre interpelle : un touriste consomme 600 litres d’eau par jour alors qu’un habitant seulement 150 litres. Les immenses piscines au bord de la mer ne sont-elles pas une hérésie ? Les Canaries utilisent de plus en plus de l’eau désalinisée qui demande une grosse production d’énergie.

Sources d'eau aux Canaries

Le trafic aérien entre le nord de l’Europe et les Canaries est une source importante d’émission de CO2 qui n’est pas directement pris en compte. Le temps de vol moyen est de 3 h 00 pour Madrid à 6 h 00 pour Stockholm. Pour la Scandinavie, ce sont presque des vols long-courriers.

Un bilan en nuances

La crise du Covid avec sa chute vertigineuse du trafic touristique, de 13,1 millions de touristes en 2019 à 3,8 millions en 2020, a été un électrochoc dont la région n’a pas encore complètement intégré toutes les conséquences pour le long terme.

Sur le plan environnemental, le tourisme de masse est une industrie qui crée beaucoup de dommages comme nous avons pu le constater en allant sur place.

À lire le plan marketing du gouvernement des îles Canaries, nous pourrions penser que l’archipel souhaite abandonner ses objectifs de croissance à tout prix et se concentrer sur des ambitions plus qualitatives :

  • Améliorer la résilience de leur modèle
  • Réduire les émissions carbone et viser la neutralité liée aux activités touristiques
  • Générer plus de valeur ajoutée pour l’économie canarienne

Mais aucune mesure ou action pratique n’est proposée dans le plan qui reste au niveau des généralités. Or pour un tourisme véritablement durable, les îles Canaries devront immanquablement définir un plan bien plus précis et concret. Mes recherches sur internet laissent à penser que les Canaries sont toujours engagées dans une fuite en avant. J’espère me tromper. Si c’est le cas, apportez moi des éclairages différents en commentaires !

La lecture du rapport rédigé par Yeray Hernandez pour le compte de la Commission européenne « Scenarios for resilience and climate adaptation strategies in Tenerife » le confirme : si rien ne change, les Canaries auront de plus en plus de mal à conserver leur modèle actuel.

Il est donc plutôt inquiétant de voir que le tourisme continue à se développer, mais qu’à l’inverse le secteur agricole se réduit. Ainsi entre 2000 et 2012, les terres consacrées à l’agriculture à Tenerife ont diminué de 20 % et les exportations de 23 %. Le tourisme reste le secteur privilégié par les Canaries.

Du côté positif, si l’on analyse le tourisme de masse sur le plan sociétal, je considère que c’est plutôt un succès aux Canaries. Il a su répondre à une demande large de touristes pas nécessairement fortunés. Les prestations offertes sont d’un bon niveau qualité / prix et le taux de satisfaction élevé. C’est une réussite dont les Antilles françaises pourraient s’inspirer.

Le deuxième visage des Canaries : un paradis pour le voyageur indépendant

Paradoxalement en allant aux Canaries, je me suis aperçu que le tourisme de masse offre des avantages non négligeables pour simplifier le périple du voyageur indépendant : 

  • L’offre aérienne depuis toute l’Europe est conséquente et les prix sont plutôt bas. Surtout si vous vous y prenez à l’avance et évitez les périodes scolaires espagnoles.
  • Il est facile de louer une voiture à un coût très raisonnable.
  • Le réseau routier est d’une qualité remarquable.
  • Les Canaries proposent une vaste gamme d’hébergement, de la finca perdue dans la montagne, au resort 5 étoiles.
  • L’offre de restaurants est aussi très large. Quelques superbes tables méritent même le détour! Comme tous les Européens se retrouvent aux Canaries, les horaires d’ouverture sont étendus pour répondre aux attentes de chacun.

Toute cette infrastructure, nous la devons à la demande des millions de touristes qui ont créé cette offre touristique. Avec une approche du voyage un peu décalée, les Canaries sont une destination touristique tout à fait fascinante avec l’avantage d’installations excellentes et un bon rapport qualité-prix.

Après plusieurs visites des Canaries, j’ai répertorié cinq raisons qui m’ont fait aimer cet archipel et me donnent envie d’y retourner en tant que voyageur indépendant.

Les cinq raisons qui font des Canaries un paradis du voyageur indépendant

Raison 1 : Des paysages spectaculaires préservés du tourisme de masse

Les îles les plus spectaculaires et avec des paysages variées que j’ai visitées sont la Grande Canarie et Tenerife. Le tourisme de masse est géographiquement très localisé et on peut vite s’en échapper.

Grande Canarie est un concentré des différents paysages des 8 îles canariennes. Avec son relief tourmenté, elle offre à ses visiteurs des sites très diversifiés entre le semi-désertique et l’opulence tropicale. La côte nord peut-être sous la pluie alors que le soleil domine dans le sud. Sa forme compacte et ses routes tortueuses font qu’il est facile de se perdre et d’avoir un sentiment d’aventure.

Tenerife est une île qui se prête à un road trip. La traversée de l’île du nord au Sud nous a fait parcourir des paysages de montagnes extraordinaires à travers d’immenses forêts de pins canariens ou d’étendues volcaniques. Nous sommes allés de mirador en mirador avec de spectaculaires échappées vers l’Atlantique.

Ensuite, il y a Lanzarote et La Palma, deux îles que tout oppose. La première est sèche et volcanique. La deuxième est verdoyante et tropicale. Plus petites que Tenerife et Grande Canarie, elles présentent un aspect plus cohérent. Elles méritent à coup sûr une visite. Ce sont les îles les plus homogènes sur le plan esthétique et vous n’y trouverez pas de grandes villes comme Las Palmas ou Santa Cruz avec leurs inévitables faubourgs constellés de centres commerciaux et d’entrepôts.

Puis, il y a les îles de La Gomera et El Hierro que je n’ai pas encore visité. La première est très proche de Tenerife et est considérée pour ses randonnées. La deuxième est classée géoparc par l’UNESCO. Leurs paysages y sont aussi réputés et j’attends avec impatience de les découvrir à mon tour.

Enfin, Fuerteventura. On y trouve les plus grandes plages des Canaries, voire d’Europe. La plus spectaculaire est celle de Cofete à la pointe sud de l’île qui est restée encore très sauvage.

Dans tous les cas, le réseau routier est excellent et, en dehors des quelques villes, le trafic plutôt faible.

Balade vers playa del Tamidite

 

Raison 2 : Une plongée dans l’histoire de notre planète avec les volcans

Je ne vous enseignerai pas que le volcanisme est encore très actif aux Canaries. La dernière éruption qui a eu lieu à l’île de la Palma en 2021 a fait l’objet d’une forte couverture médiatique.

Un voyage aux Canaries a été l’occasion pour moi d’en apprendre plus sur le volcanisme en voyant de mes propres yeux comment il impacte notre planète.

Une bonne introduction au volcanisme que j’ai faite est la découverte à pied, guidée, dans le parc national du Timanfaya à Lanzarote.

Le seigneur des volcans des Canaries est bien sur le Pico del Teide à Tenerife. Il culmine à 3715 mètres et est parfois enneigé. La plaine qui s’étend à ses pieds est un paysage volcanique extraordinaire à observer.

Timanfaya

Raison 3 : Une vie citadine, villageoise et artistique authentique

Si leurs faubourgs ne sont pas très attrayants, comme dans les grandes villes chez nous, les deux plus importantes des Canaries, Las Palmas et Santa Cruz, ne manquent pas d’intérêts.

Cela commence par leurs ports marchands qui leur confèrent une atmosphère d’aventure à la Corto Maltese. On y retrouve l’effervescence typique des villes espagnoles avec une vie nocturne animée qui contraste avec les après-midis léthargiques, à l’heure de la sieste.

Las Palmas bénéficie d’un joli centre-ville historique avec les quartiers de Vegueta et Triana qu’il faut absolument visiter. Elle offre aussi une longue plage urbaine qui peut rivaliser avec celles de Rio de Janeiro : Playa de las Canteras. Ce fut l’un des premiers lieux du tourisme canarien dans les années 60.

Santa Cruz est une belle ville moderne. Pas loin de là, il y a la cité coloniale de San Cristóbal de la Laguna qui est un incontournable de Tenerife.

Lanzarote a une caractéristique unique au monde. L’île a été entièrement pensée et façonnée par un artiste : César Manrique qui a vécu de 1919 à 1992. Il s’est battu, avec succès, pour empêcher son île d’être défigurée par les promoteurs immobiliers. Les hôtels ne peuvent faire plus de deux étages de haut et les villages sont remarquablement homogènes avec leur architecture emblématique de murs blanchis à la chaux et leurs fenêtres et portes en bleu. Il a créé des projets artistiques, dénommés « intervenciones », que l’on peut visiter comme le jardin de Cactus ou sa maison construites autour de tunnels de lave.

Et, un peu partout dans les îles, nous avons découvert des villages typiques souvent accrochés à la montagne. Citons, sans être exclusif, Teror à Grande Canarie, Masca à Tenerife dans un cadre digne des montagnes Andines ou Haría à Lanzarote. Moins accessibles ils restent plus authentiques que certains villages provençaux.

Teror

Raison 4 : Un sentiment de grande liberté et de tolérance

Le paradoxe de l’Espagne est à la fois d’être une contrée imprégnée de catholicisme et de traditions tout en étant l’un des pays les plus progressistes sur le plan des mœurs.

Cette liberté de mœurs, on la repère à Maspalomas qui est devenue un haut lieu de fêtes gay. L’Europe entière s’y retrouve, notamment pour la Gay Pride en mai. L’épicentre de la vie gay se situe au Yumbo : un centre commercial à l’architecture quelconque, mais avec une animation certaine et une ambiance populaire ! 

Les Canaries riment aussi avec naturisme. La nudité est acceptée sur de nombreuses plages de l’archipel dès que l’on s’éloigne des resorts et des agglomérations. Cette liberté de choisir de se baigner nu ou en maillot est bien appréciable. C’est un naturisme qui n’est pas militant, mais qui joue sur une forme de simplicité. Chacun fait ce qu’il veut sans jugement.

Enfin, on ressent ce sentiment de liberté grâce à la facilité de voyager aux Canaries. Tout est simple. On ne se sent pas oppressé par une foule trop compacte ou des embouteillages plutôt rares.

 

Raison 5 : La plage et le sport comme arguments ultimes

Les Canaries bénéficient de l’un des climats les plus privilégiés au Monde pour les vacances. Les écarts entre l’hiver, 18° à 20° au bord de la mer, et l’été, 24° à 26°, sont faibles. Cela permet des vacances actives. L’ensoleillement généreux est aussi favorable à des séjours plus reposants à la plage ou dans les nombreux resorts.

Le climat favorise la pratique du sport. Les montagnes et les magnifiques parcs se prêtent à la randonnée. La mer, avec une température moyenne plutôt fraiche autour de 18 à 22°, est idéale pour nager, un peu moins pour s’y prélasser comme sous les tropiques. Le vent régulier, et parfois soutenu, offre d’excellentes conditions pour le kitesurf ou la voile.

Certaines des cités balnéaires, plus petites ou anciennes, sont loin d’être désagréables et sont de tailles plus raisonnables que leurs homologues méditerranéennes. Citons, Maspalomas à Grande Canarie, Los Gigantes à Tenerife ou Playa Blanca à Lanzarote.

Playa Sotavento

Ma découverte des Canaries pour vous inspirer !

Les Canaries se prêtent à un « land-trip » comme je les aime : à savoir prendre le temps de parcourir l’archipel à petite vitesse.

En trois ou quatre semaines, il est possible d’avoir une belle approche de l’archipel dans toute sa diversité. C’est ce que je vous raconte dans deux articles basés sur mes voyages :

 

Carte "land trip" Canaries

Commentaires

9 Commentaires 

  1. Article très fouillé et impartial comme à l’accoutumé. Et qui aura réussi à me convaincre d’y aller, ayant les mêmes a prioris.

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  2. Article très intéressant, Nous vivons depuis 17 années six mois par an à Tenerife . C’est la pratique du parapente qui m’y a emmenée. pour vous dire le climat…

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  3. Je viens de consulter votre articles sur les Canaries (Tenerife) je suis désolée mais vous donnez une image paradisiaque de cette île ce qui est faux, tout spécialement dans la partie du Sud !

    Je viens dénoncer la mauvaise qualité des hébergements dans le sud de Tenerife (Playa de las Americas tout spécialement). Nous sommes venus 3 fois et déçus par tous les logements. La plupart des hébergements, appartements ou hôtels ne sont pas entretenus et les Sites de location ne vérifient pas la conformité des logements, tel que Booking qui commence à avoir beaucoup de problèmes. Même dans les hôtels 4* on trouve des cafards ce qui est inacceptable! Il est regrettable de constater que les responsables de ces hébergements se moquent vraiment des clients, vu qu’il y en a beaucoup ils ne se soucient pas de les améliorer!

    Quand on consulte les avis des clients ça ne donne pas envie de venir dans cette région, car il y a de nombreuses critiques.

    A part les hébergements, il y a des problèmes sanitaires, on doit faire de km pour trouver des WC publics le long de la plage, avec les millions de touristes qui se promènent c’est inacceptable! On ne voit pas non plus des installations pour se changer quand on est à la plage ce n’est quand même pas difficile de mettre des blocs sanitaires à disposition des baigneurs.

    C’est bien dommage que les municipalités ne fassent pas d’effort pour améliorer leurs stations balnéaires, c’est une belle région pour passer des vacances, mais il manque aussi des belles plages….

    Il est aussi regrettable que les offices de Tourisme ne répondent pas à nos doléances preuve qu’ils se fichent complètement des touristes. Au vu de tous ces problèmes nous ne reviendrons pas en vacances à Ténérife……

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    • Bonjour Merryl,
      Merci pour votre commentaire. Je n’ai jamais dit que Tenerife est une ile paradisiaque mais justement qu’elle offre deux visages. Aller dans le sud de Tenerife dans des grands hôtels type « all inclusive » est justement ce que je conseille d’éviter. Dans le nord ou dans le centre, il existe des petites structures forts sympathiques qu’il faut prendre le temps de rechercher.
      Cordialement

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      • Bonjour.

        je suis d’accord avec vous mais quand on part l’hiver on recherche la chaleur, nous avons mieux aimés Fuerteventura c’était plus sauvage ….

        Tenerife est quand même un repaire à touristes 😏

        Cordialement

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  4. Merci pour votre article, concis mais complet, agréable à lire.
    Nous vivons à Las Palmas depuis début 2020 et après avoir visité quelques îles, je confirme tous vos propos.
    Ma femme avait réservé une résidence hôtelière au sud de Tenerife et pour moi c’était l’enfer, le paradis pour nordiques rougeauds qui avaient une vie très limitée: chambre, petit-déjeuner, piscine, déjeuner, piscine, dîner, discothèque ou bar, chambre…
    Nous nous sommes promenés en bus, les fameux guagua, et en dehors ce ces « cages » à touristes, l’île est passionnante. Lanzarote est d’une beauté incroyable et très spéciale. Mais pour vivre nous avons choisi la ville, une vraie ville espagnole avec beaucoup de touristes bien sûr mais qui n’a pas perdu son âme.
    Je rajouterais un paragraphe sur l’arrivée spectaculaire de migrants.
    Leur accueil est finalement bien organisé, en majorité des Sénégalais qui sont des gens paisibles, ils se promènent par petits groupes, ne font pas la manche et n’importunent personne. On pourrait développer mais je mentionne cela pour rassurer les touristes potentiels, en général la vie est tranquille ici bien que les gens ne soient pas riches du tout.

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  5. Merci ! C’est hyper instructif et très bien fait Moi qui envisage de fuir la france actuelle et aller vivre dans une île qui ressemblerait à la Sicile…Version Atlantique 😉 je serais plutôt tentée par La Palma et El Hierro J’attends avec impatience votre témoignage et vos conseils pour s’y installer sachant que je ne prends pas l’avion et que rien n’est dit question bateaux relais entre les diff. îles Cordialement Miss Lonely Au passage bienvenue dans mon atelier Dylan
    Another side of Bob Dylan Une autre façon de voir Dylan http://www.facebook.com/Miss.lonely64

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    • Bonne idée Nelly, je ne connais pas la Sicile mais les Canaries sont complètement différentes, ce n’est pas le même climat et nous n’avons pas toute la richesse historique de la méditerranée. Venez, prenez votre temps pour visiter toutes les îles qui sont très bien reliées par bateau (de mémoire compagnies Fred Olsen et Armas). Depuis la péninsule, embarquement à Seville ou Huelva ou même Valencia. Un conseil si vous voulez vraiment vous installer, commencer par demander un NIE (numero de identificacíon de extranjero) au consulat. C’est une manie très espagnole, vous ne pourrez quasiment rien faire sans. Ensuite, je vous encourage à aller voir les forums d’expatriés qui fourmillent d’avis et de bons conseils. Si vous voulez une petite île, il parait que la Gomera est la plus jolie. Hasta pronto.|
      PS: n’oubliez pas d’apprendre l’espagnol, les Canariens sont très accueillants mais ne parlent pas français et l’anglais seulement dans les zones touristiques.

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