Southampton – New-York à bord du dernier transatlantique : le Queen Mary 2

Dans les années 60, j’avais deux rêves de gamin : voler à bord du Concorde et faire la traversée transatlantique à bord du France.

J’ai réalisé le premier à la fin des années 90 : relier Paris à New York en 3 h 30, avant que le supersonique ne cesse définitivement de voler.

Mon deuxième rêve est devenu impossible avec l’arrêt de l’exploitation du France en 1974. Ce n’est qu’en juin 2025, avec le Queen Mary 2, le dernier transatlantique, que j’ai enfin pu faire la Traversée !

Deux expériences de voyage hors normes, mais aujourd’hui, c’est sur « la belle Anglaise » que je vous emmène.

Rejoindre le Queen Mary 2 depuis Paris via le Havre et Portsmouth en train et ferry de nuit

Comme les voyageurs de l’âge d’or des transatlantiques, nous commençons notre voyage en train depuis Paris jusqu’au Havre. Puis nous prenons un ferry de nuit jusqu’à Portsmouth. Nous y passons deux jours avant de rejoindre le Queen Mary 2 à son port d’attache, Southampton, qui se situe à une trentaine de kilomètres, un peu plus à l’ouest.

Un « slow travel », comme autrefois !

Je raconte la première partie de notre voyage dans l’article : « De Paris à Portsmouth via le Havre, en prélude à notre traversée transatlantique ».

Vous faire revivre notre propre expérience de voyage à bord du Queen Mary 2

Au fil de cet article, je tente de vous faire partager notre traversée, entre chronologie des jours et atmosphère de la vie à bord. Le temps s’écoule lentement, les journées se ressemblent sans jamais être tout à fait les mêmes, au gré de la mer, de la météo et des activités à bord. C’est cette douce monotonie, parfois troublée par l’imprévu, qui donne tout son caractère à une traversée transatlantique.

C’est ma vision du Queen Mary 2 que vous allez lire. Peut-être que si un jour vous vous décidez d’embarquer à son bord votre expérience de voyage sera totalement différente. C’est ce qui fait le caractère unique de ce liner transatlantique !

Je termine cet article par des conseils pratiques pour vous aider à profiter au mieux du Queen Mary 2.

Nota bene : nous avons payé notre voyage et cet article n’est pas sponsorisé !

Tous les textes en couleur corail indiquent un lien interne ou externe que je vous invite à cliquer.

Départ de Southampton : le port d’attache du Queen Mary 2

Partis en taxi de Portsmouth, nous arrivons au port de Southampton, dans le terminal Mayflower, utilisé par Cunard, la compagnie propriétaire du navire.

Il nous faut un bon effort d’imagination pour nous représenter comme des passagers d’autrefois embarquant pour le Nouveau Monde. Le terminal, situé au milieu des parcs de conteneurs et de voitures, est purement fonctionnel et dépourvu de grand intérêt.

Embarquement efficace à défaut d’être romantique

Tels Leonardo DiCaprio, nous nous imaginions courir sur une passerelle pour rejoindre le Titanic au dernier moment, au moment même où la sirène du départ retentissait !

La réalité est un peu moins romantique. Nous déposons nos bagages sur le trottoir avant de passer les différents filtres d’enregistrement, puis l’immigration et enfin la sécurité. Cela ne diffère pas tellement des procédures aéroportuaires. Même l’embarquement à bord du navire se fait par une passerelle télescopique, comme pour un avion. Mais, heureusement, les formalités sont rapides et, dès que nous entrons dans le Queen Mary 2, nous oublions vite ces petits désagréments.

Embarquement QM2 Southampton

Nous sommes accueillis par une équipe de stewards et d’hôtesses, qui nous indiquent comment nous rendre à notre cabine. Comme la plupart des passagers, nous découvrons le bateau pour la première fois. Nous nous sentons un peu perdus, car le Queen Mary nous paraît, au premier abord, immense.

Notre cabine nous séduit d’emblée, et nous nous réjouissons à l’idée qu’elle sera notre demeure pour les sept prochains jours. Mais, pour le moment, nous voulons surtout assister au départ. C’est la seule journée, avec l’arrivée à New York, où nous verrons de la terre. Aussi, nous voulons en profiter au maximum en allant tout de suite sur le pont supérieur.

Largage des amarres !

Nous arrivons juste à temps pour assister au largage des amarres. Il est fascinant de voir que notre navire, un colosse de 345 mètres de long, plus haut que la tour Eiffel, n’est retenu au quai que par quelques cordages. La technique n’a guère évolué au fil des siècles !

Les propulseurs d’étrave nous poussent tout en douceur au milieu de l’embouchure du fleuve Test, où nous étions amarrés.

Largage des amarres Southampton

Le Queen Mary 2 glisse ensuite vers l’île de Wight, que nous contournons par sa façade orientale. C’est un lieu de villégiature réputé chez les Anglais, qui y viennent souvent en vacances.

Ile de Wight

Après l’avoir quitté quelques heures auparavant, l’immense Spinnaker Tower de Portsmouth se détache devant nous à l’horizon. De loin, elle ressemble à un phare.

Portsmouth

Puis nous passons à côté des anciennes fortifications qui protégeaient les accès aux ports naturels de Southampton et de Portsmouth, notamment contre des tentatives d’invasion françaises !

Une heure après le départ, un petit bateau vient rechercher le pilote qui a assisté le capitaine pour la sortie du port.

Fortifications et bateau pilote Southampton

Petit à petit, la terre s’éloigne et nous nous retrouvons entièrement entourés par la mer. Ce sera notre unique paysage pendant les sept jours de notre traversée !

Notre cabine : la Britannia Balcony Stateroom

Une fois en pleine mer, il est temps pour nous de retourner découvrir notre cabine et de défaire nos bagages. Nous avions choisi la Britannia Balcony Stateroom, une cabine avec lit double dotée d’un balcon privatif. En réservant plus d’un an à l’avance, nous avions pu la choisir, selon plusieurs critères : située au milieu du bateau pour plus de stabilité, côté bâbord, donc orientée vers le sud afin de bénéficier du soleil tout au long de notre traversée est ouest. De plus, elle est située dans un endroit calme, sans discothèque au-dessus de nous.

Nous sommes ravis de notre choix. La cabine est cosy et suffisamment spacieuse pour ranger notre garde-robe, forcément conséquente lors d’une traversée transatlantique, et pour nous sentir à l’aise. Khristian, un Philippin, est notre cabinier. Au fil de la traversée, nous serons de plus en plus conquis par sa gentillesse et la qualité de son service, digne d’un cinq étoiles.

Britannia balcony stateroom

A la découverte du Queen Mary 2 : raffinement et élégance

Il nous faut plusieurs jours pour découvrir ce gigantesque bateau. Pendant tout notre séjour, nous parcourons en moyenne 8 kilomètres par jour à arpenter ses différents ponts ! Il est cependant bien conçu, car à aucun moment nous n’avons l’impression de foule, et les différents espaces ne sont ni trop grands ni trop petits.

Le seul paquebot transatlantique encore existant

Le Queen Mary 2 a été construit par les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, ce qui rend le bateau un peu français ! Comme le Concorde, c’est un bel exemple de coopération franco-britannique.

Le Queen Mary 2, avec ses 345 mètres de long, n’est plus le plus grand paquebot, mais il est certainement le plus prestigieux de notre époque. C’est le seul transatlantique spécialement conçu pour traverser l’océan, même lors des pires tempêtes. Sa coque est plus haute et plus effilée que celles des bateaux de croisière. Il est le digne successeur des anciens liners comme l’Olympic, le Titanic, le Normandie, le Queen Elizabeth ou le France, qui m’ont tant fait rêver dans mon enfance. Il possède une élégance que l’on ne retrouve pas sur les derniers géants des mers, comme l’Allure of the Seas.

Transatlantic linersEn haut : Queen Mary 2 par Robert G. Lloyd. En bas à gauche : le Normandie. En bas à droite : le France

Les ponts 2 et 3 : le cœur du Queen Mary 2

Les ponts 2 et 3 constituent le cœur du bateau. C’est là que tout le monde se retrouve le soir pour dîner et aller au spectacle. Au milieu se trouve le grand lobby, qui se présente sous la forme d’une rotonde ouverte vers le pont 3.

De part et d’autre du lobby, un immense corridor conduit à l’arrière vers le restaurant Britannia et la Queens Room, et à l’avant vers le théâtre Royal Court et la salle de spectacle Illuminations. Nous en reparlerons plus loin. Le corridor est décoré d’immenses bas-reliefs, qui illustrent chacun des continents.

Pont 2 QM2

Une décoration digne des prestigieux prédécesseurs transatlantiques

La décoration intérieure du Queen Mary 2 s’inspire des prestigieux transatlantiques du début du XXe siècle, dans un style art déco. Les matériaux sont nobles et créent une ambiance feutrée et raffinée. On est loin du clinquant des paquebots de croisière d’aujourd’hui, qui cherchent à en mettre plein la vue, façon nouveau riche !

Décoration QM2

Se balader dans le navire est un plaisir pour les yeux. De très nombreuses œuvres d’art, tableaux ou sculptures, sont disséminées un peu partout, y compris dans les cages d’escalier. Rien d’ostentatoire, mais de l’élégance et un grand souci du détail. Nous avons beaucoup aimé.

Décoration QM2

Se restaurer à bord du Queen Mary 2 : stylé comme au temps de l’âge d’or des transatlantiques

Commençons la présentation de notre traversée transatlantique sur le Queen Mary 2 par les repas, car ce sont eux qui structurent nos journées avec en point d’orgue le fameux diner au Britannia !

Comme c’est la coutume dans le monde des croisières, les repas sont compris dans le prix du billet et le choix est important. Nous avons testé les différentes façons de nous restaurer à bord, à différents moments de la journée, et je vous présente la formule que nous avons préférée.

Il existe quelques restaurants avec supplément, mais nous ne les avons pas testés, car la qualité et la diversité des repas servis dans la formule tout compris nous ont largement satisfaits, sans que nous ressentions le besoin d’aller voir ailleurs.

Petit déjeuner dans notre cabine.

Il est tout à fait possible de prendre son petit déjeuner dans sa cabine. C’est même sans supplément jusqu’à 10 heures du matin. Après avoir testé le petit déjeuner au restaurant principal, le Britannia (service trop long), et au buffet du Kings Court (trop de monde), c’est la formule que nous avons préférée.

Chaque matin, savourer notre copieux petit déjeuner, vêtus du moelleux peignoir de bain mis à disposition par Cunard, la fenêtre ouverte sur notre balcon, pour entendre le bruit de la mer est tout simplement royal !

Petit Déjeuner en cabine

Déjeuner au Golden Lion Pub suivi d’un café au Sir Samuel’s

Voyager à bord du Queen Mary 2, c’est une plongée dans le monde aristocratique et bourgeois du Royaume-Uni. À midi, c’est au Golden Lion Pub, situé au pont 2, que nous aimons le plus souvent aller déjeuner pour son ambiance « so British ». C’est là que nous mangeons les meilleurs fish and chips du navire !

Ensuite, nous avons vite pris l’habitude d’aller au Sir Samuel’s, un bar situé au pont 3, pour déguster une excellente pâtisserie accompagnée d’un espresso parfaitement préparé, à l’italienne.

Golden Lion Club & Sir Samuel's café

Buffet au Kings Court si nous sommes pressés

Les jours où nous étions pressés pour aller voir une conférence ou un spectacle l’après-midi, nous avions une alternative, le Kings Court, au pont 7. C’est un immense restaurant fonctionnant en self-service, avec un très large choix de plats de toutes sortes sous forme de buffets.

Même si la qualité de la nourriture y est très bonne, la décoration plus moderne et fonctionnelle du Kings Court donne une ambiance un peu décalée par rapport au reste du navire.

Kings court

« Tea time » au Queens court : so british !

Le « Tea time » est un moment quotidien fort du voyage à ne surtout pas rater ! Dès 16 h 30, les passagers se pressent pour trouver une table pas trop loin de l’orchestre, qui nous accueille avec des airs entraînants de jazz ou de charleston, dans la tradition du Titanic.

Puis, à 17 h précises, les serveurs et serveuses entrent dans l’immense salle du Queens Court, les théières à la main, selon une chorégraphie bien rodée. Ils reviennent juste après avec les traditionnels sandwichs et scones, tels que la reine Elizabeth II les affectionnait.

Le spectacle se déroule aussi dans la salle, avec les dandys ou les vieilles Anglaises qui savourent ce moment si anglais, et les couples qui dansent une valse !

Tea Time à bord du QM2

Il faut juste veiller à ne pas trop succomber aux douceurs présentées pour avoir encore faim à l’heure du dîner.

Diner au restaurant Britannia comme à l’âge d’or des transatlantiques

S’il y a un restaurant qui symbolise bien le Queen Mary 2, c’est le Britannia. À lui seul, il incarne l’âge d’or des traversées transatlantiques.

L’entrée se fait par un immense hall en double hauteur, avec, de part et d’autre, une mezzanine reliée par deux escaliers majestueux. La décoration, avec une grande tapisserie représentant le navire, des boiseries, une verrière de style art nouveau et une épaisse moquette, est à la fois chaleureuse et élégante.

Restaurant Britannia à bord du QM2

Il est possible d’y prendre tous ses repas, mais notre préférence se porte rapidement sur le dîner. C’est le moment où tout le monde s’habille chic et où l’on peut prendre son temps à table. Pour le petit déjeuner et le déjeuner, nous avons trouvé que le service était trop long et cérémonial.

Selon la longue tradition des traversées maritimes, les passagers sont affectés à la même table, de deux à dix personnes, soit au premier service (18 h 30), soit au deuxième (20 h 30). Nous préférons l’option « open dining », qui nous permet de choisir de venir quand cela nous plaît. Ainsi, nous avons pu dîner à différents endroits de la salle et adapter l’horaire à notre envie du jour. C’est un point à ne pas négliger, car avec les décalages horaires successifs, la faim se fait ressentir différemment au cours de la croisière.

La cuisine est de qualité, mais d’inspiration britannique et internationale. Elle est parfois un peu décevante pour des Français, par son manque de créativité.

Diner au Britannia

Mis à part quelques rares Américains un peu goujats, l’immense majorité des passagers respecte le dress code, qui exige de s’habiller de façon élégante le soir.

Sept jours à bord du Queen Mary 2 : pas le temps de s’ennuyer !

La grande crainte que nous avions avant de partir était de savoir si nous ne trouverions pas le temps un peu long avec sept jours en mer. En fait, cela n’a pas du tout été le cas. Déjà, les deux premiers jours sont consacrés à la découverte du Queen Mary 2 et à la recherche de nos repères. Vu la magnificence du navire, cela devient un plaisir, et non une corvée, de devoir déambuler un peu partout à son bord.

C’est tout naturellement que nous avons trouvé notre rythme. Tous les matins à notre réveil, pendant le petit déjeuner, nous commençons par consulter le programme journalier pour choisir les conférences et les spectacles auxquels nous souhaitons assister.

Activités sportives matinales au pont 7

Puis, après le petit déjeuner, pendant que l’un d’entre nous part à la salle de gym, au pont 7, l’autre effectue son jogging sur la promenade située au même niveau. En seulement deux tours, la distance parcourue est déjà de 1,1 kilomètre. Nombre de passagers s’y retrouvent pour simplement marcher, prendre l’air et discuter avec leurs compagnons de voyage. C’est la passeggiata du matin, version transatlantique !

Nous nous retrouvons ensuite tous les deux sur le pont arrière pour faire quelques (petites) longueurs dans la piscine et profiter du jacuzzi. Comme, au milieu de l’Atlantique, même en juin, la température est plutôt fraîche, nous sommes le plus souvent seuls à en profiter, avec quelques rares téméraires.

Activités sportives QM2

À Midi : le point navigation du commandant

Chaque midi pile, la voix pleine d’autorité du commandant Aseem A. Hasmi résonne dans tout le Queen Mary 2 pour faire un point sur la navigation et la météo, que tous les passagers écoutent religieusement.

C’est lors de ce point que nous apprenons, par le commandant, que nous sommes 2 420 passagers à bord pour cette traversée, dont 1 200 Américains, 660 Britanniques, 120 Canadiens, 110 Français et 60 Allemands. Les 270 autres passagers proviennent de 32 pays différents !

Après le déjeuner, nous nous reposons sur le balcon de notre cabine, si le soleil le permet. L’après-midi, chacun part de son côté vivre ses moments à soi. Bien que des forfaits internet, relativement onéreux, soient proposés, nous avions fait le choix de nous couper du réseau le temps de la traversée. Nous avons beaucoup apprécié ce sevrage numérique.

En journée : de nombreuses activités à bord un peu rétro

Chaque jour, plusieurs conférences sont proposées sur des sujets très divers. Pendant notre croisière ce fut par exemple, la vie dans les prisons, la sécurité des téléphones mobiles, les Vikings ou les grandes inventions réalisées par des femmes. Selon le talent du conférencier, elles sont plus ou moins vivantes, mais toujours intéressantes. Elles se tiennent aussi bien en matinée que l’après-midi soit au théâtre Royal Court ou à la salle de spectacle Illuminations.

De nombreuses activités sont également organisées, comme des cours de bridge, de danse de salon ou de fitness. Une chorale de passagers a même été constituée le temps de la traversée, et s’est produite en public la veille de l’arrivée à New York.

Pour la plupart de ces activités, nous nous sentons un peu jeunes pour avoir envie de les suivre. Mais j’ai aimé observer les gens les pratiquer. Ce qui m’a frappé, c’est leur assiduité et leur volonté de bien faire, comme au temps de leur enfance.

Activités QM2

Dans un couloir discret, l’équipage avait dressé des tables avec des puzzles. Chaque passager qui le souhaite peut venir les compléter autant de temps qu’il le désire. Une œuvre collective d’antan, mais qui n’est pas sans rappeler l’esprit de certains jeux partagés aujourd’hui sur les réseaux sociaux.

Le must : juste le plaisir de regarder l’océan dans son infinité

Pour ma part, l’après-midi, mon activité favorite est d’aller sur les ponts extérieurs pour simplement observer les mouvements de la mer, avec de la musique dans les oreilles.

Sur les ponts du QM2

Un moment contemplatif qui est à chaque fois différent, à cause de la météo changeante tout au long de la traversée. Nous avons eu du vent, du brouillard, une mer calme ou agitée, de la pluie, et aussi du soleil. Les températures sont passées de très fraîches à modérément chaudes le jour précédant l’arrivée à destination. Mais nous avons échappé aux tempêtes, qui se produisent plutôt en automne ou en hiver. Pourtant, n’ayant pas le mal de mer, j’aurais bien aimé en voir une !

Proue QM2

En bonus : des journées de 25 heures

Finalement, le « Tea time » et la soirée arrivent plus vite que nous ne le souhaiterions. Pourtant, à cause du décalage horaire, nous avons droit à cinq journées sur sept de 25 heures. Les pendules sont reculées d’une heure au milieu de la nuit.

Journée 25 heures

C’est un avantage de faire la traversée dans ce sens, car de New York à Southampton, les journées ne durent que 23 heures ! De quoi se sentir frustré chaque jour.

Chut ! Nos endroits secrets à bord du Queen Mary 2

À force de déambuler dans le Queen Mary 2, nous découvrons quelques endroits pas toujours faciles à trouver et que de nombreux passagers, un peu moins curieux que nous, n’ont jamais connus.

La plus grand bibliothèque sur un navire

Ainsi, au pont 8 à l’avant du bateau se trouve la bibliothèque. Elle est très bien fournie, avec des milliers de livres et même une petite sélection en français. L’ambiance y est très calme et studieuse. On se croirait dans la bibliothèque d’un club londonien élitiste. C’est l’endroit où j’aime y lire un livre dans de moelleux fauteuils, avec une magnifique vue vers l’avant du Queen Mary 2.

Bibliothèque QM2

Deux lieux privilégiés d’observation extérieurs

À l’avant du bateau se trouvent deux ascenseurs extérieurs vitrés, qui permettent d’avoir une vue spectaculaire sur le navire. Il faut bien les repérer, car pour les emprunter, il faut aller au bout de longs couloirs peu visibles.

Au pont 11, juste à côté des ascenseurs extérieurs, se trouve la plate-forme d’observation avant. Comme elle n’est accessible que depuis un étage composé uniquement de cabines, elle est peu connue. C’est pourtant le meilleur endroit pour observer la proue du navire. Nous y allons souvent, car nous avons eu la chance d’être logés sur ce pont.

Plate-forme observation QM2

Où observer la passerelle de commandement ?

Au pont 12, à l’avant, côté bâbord, nous découvrons par hasard une petite porte donnant accès à un couloir avec, derrière une paroi vitrée, une vue sur la passerelle de commandement. Cunard n’en fait aucune publicité, car peu de passagers peuvent s’y tenir en même temps, et l’accès est interdit en cas de mauvais temps ou de manœuvres portuaires. La prise de photos n’est pas autorisée.

Une galerie d’art comme à Londres

Dans un tout autre style, au pont 3, le long des salles de spectacle, se situe une belle galerie d’art gérée par Clarendon Fine Art, principalement présente au Royaume-Uni.

Nous avons même failli craquer pour acheter une magnifique statue en bronze de Duncan MacGregor représentant un voilier, « Call of the Sea ». Mais le prix nous en a empêchés !

Galerie d'art QM2

La galeriste a organisé plusieurs conférences sur le marché de l’art. Bien qu’intéressantes, nous trouvons un peu dommage qu’elles portent davantage sur l’art comme placement que comme source d’émotion artistique.

Le pont numéro 1 inconnu !

Il existe un pont auquel les passagers n’ont, en principe, jamais accès et que vous ne trouverez sur aucun plan : le pont numéro 1. Ce sont les coulisses du navire où le personnel a ses propres quartiers. Nous n’avons pu voir que l’entrée du couloir. Fini la décoration soignée du Queen Mary 2 : on se retrouve dans une ambiance presque industrielle.

Pont no 1 QM2

En fait, la seule raison pour les passagers d’aller au pont 1 est de se rendre au petit hôpital de bord, ultra-bien équipé… Nous sommes très heureux de ne pas avoir eu besoin de recourir à cette prestation.

Service VIP pour nos amis les chiens

Enfin, tout en haut, sur le pont 13, à l’avant, se trouve un chenil. C’est certainement l’un des très rares navires actuels à avoir mis en place un tel service pour nos amis à quatre pattes. Des majordomes, ou « Kennel Masters », prennent soin de leurs invités.

Un pont extérieur leur est même dédié, avec une borne incendie new-yorkaise et un lampadaire londonien, pour que les chiens anglais et américains puissent faire leurs besoins sans se sentir dépaysés. Lors de notre croisière, 14 chiens étaient à bord.

Service VIP QM2 chiens

Rencontres à bord avec l’histoire des traversées transatlantiques

La Cunard a été créée en 1838. Autant dire que son histoire est riche, et la compagnie nous en a fait profiter à bord du Queen Mary 2.

La Cunard et l’âge d’or des transatlantiques

Dans les couloirs autour de la salle de spectacle Illuminations, la Cunard a organisé un parcours historique comprenant des photographies, des affiches historiques, des documents et des objets liés à l’histoire des lignes transatlantiques de la Cunard. On y retrouve aussi des photos de célébrités ayant voyagé à bord.

Voyager à bord du Queen Mary 2 est une plongée dans l’histoire de l’âge d’or des traversées transatlantiques, à l’époque où les prestigieuses compagnies maritimes rivalisaient entre elles pour offrir les voyages les plus luxueux et les plus rapides afin de décrocher le fameux Ruban Bleu. En 1952, l’United States fut le dernier navire à décrocher le record de la traversée la plus rapide, en seulement trois jours et douze heures ! En 2025, nous mettons six jours et vingt heures.

Nous assistons également à un show intitulé « Cunard Street » sur l’histoire de la compagnie. Un peu comme les films muets d’autrefois, il consiste en un diaporama accompagné, en direct, par des musiciens et des commentaires de l’équipe d’animation à bord.Cunard street

C’est l’occasion d’en apprendre plus sur les traversées transatlantiques, avec leur côté glamour, mais aussi leur dimension plus poignante avec l’émigration européenne vers le Nouveau Monde, et tragique avec le transport de troupes et les naufrages.

Jour 6 : on passe à côté du Titanic !

En fin d’après-midi, le sixième jour de notre navigation, le Queen Mary 2 passe à quelques miles du lieu de naufrage du Titanic. Un moment d’émotion où nous tentons d’imaginer ce qu’ont pu ressentir les passagers du célèbre navire lorsqu’il a sombré par une nuit glaciale d’avril 1912.

Même à notre époque, le danger des icebergs est toujours présent, malgré les radars et autres moyens de détection qui n’existaient pas à l’époque. Ce jour-là, lors de son briefing, le commandant nous explique que nous avons emprunté une route plus méridionale que la route la plus directe afin d’éviter les icebergs, qui peuvent encore dériver en juin.

Lors du cocktail du commandant, organisé pour les nouveaux clients de la Cunard, l’ironie de l’histoire veut que nous rencontrions l’un des officiers du Queen Mary 2, qui nous vante la construction exceptionnelle du navire, désormais le seul de classe transatlantique et insubmersible dans toutes les conditions météo. Il nous semble que ce sont exactement les propos qu’avait tenus la White Star Line, propriétaire du Titanic !

On sort le grand jeu pour les Soirées à bord du Queen Mary 2

Les grands moments d’une traversée transatlantiques se passent bien évidemment le soir ! La question que tout le monde se pose en arrivant à bord est de savoir comment s’habiller.

Tenue de soirée : on sort le smoking ou pas ?

Pour ne pas effrayer ses clients, la Cunard est très vague dans ses recommandations. Chacun les interprète à sa façon, mais la vaste majorité des passagers joue le jeu en cherchant à bien s’habiller, surtout les deux soirs de gala. Le smoking et les robes longues ne sont cependant plus obligatoires comme autrefois.

Nous, nous choisissons de porter un costume de ville sombre avec cravate ou nœud papillon pour les soirs de gala, et une chemise ouverte les autres soirs. Pour la soirée à thème « bal masqué », nous avions soigneusement choisi nos masques avant de partir et, au vu des regards, nous avons plutôt fait un bel effet !

Tenue de soirée à bord du QM2

Apéritif au Commodore Club suivi du diner au Britannia

C’est au Commodore Club que nous commençons en général la soirée par un cocktail. Il est situé au pont 9 et offre une vue superbe vers la proue du navire. Une ambiance musicale est assurée par un pianiste.

Commodore club

La Cunard y organise également des rencontres entre passagers aux mêmes affinités. C’est le cas, par exemple, des voyageurs solos ou des passagers LGBT. Pour la petite histoire, il y a quelques années, lorsque s’afficher gay était encore un peu compliqué, ces rencontres se faisaient sous le discret nom des « amis de Dorothée » !

Aujourd’hui, seules les rencontres des « amis de Bill W. » conservent un code : il s’agit des membres des Alcooliques Anonymes, qui se retrouvent pour échanger face aux nombreuses tentations présentes à bord.

Puis, nous poursuivons la soirée au restaurant Britannia. Si des tables de six ou huit passagers sont proposées, nous avons toujours opté pour une table pour deux. Elles sont suffisamment rapprochées pour permettre des échanges avec d’autres voyageurs venus de tous horizons, tout en préservant notre intimité lorsque nous le souhaitons.

Assister au grand spectacle du soir comme à West End à Londres

Après le dîner, chaque soir vers 22 h, nous enchainons avec le grand show du soir au Royal Court Theatre !
Nous avons eu droit à des spectacles inspiré des comédies musicales du West End, le Broadway londonien, mais aussi à des talents artistiques de qualité.

Parmi eux, nous avons vu Joe Stilgoe, pianiste et chanteur de jazz, dont le dynamisme nous a séduits ; Nicola Loud, violoniste à la virtuosité telle que nous avons eu l’impression d’assister à un concert pop ; et un groupe de quatre jeunes garçons qui ont reproduit, jusque dans les coiffures et la gestuelle, un concert des Beatles. Inutile de dire qu’ils ont eu droit à une standing ovation du public septuagénaire, largement représenté à bord du Queen Mary 2, nostalgique de ses vingt ans à l’époque du groupe original. Stephanie Weber, ancienne gagnante du concours britannique « The Voice », a offert un show très dynamique.

Shows à bord du QM2

Seul l’humoriste Micky Zany nous a laissés de marbre. Il faut dire que son humour n’a été vraiment compris que par ses compatriotes. Des Américains, ayant pourtant la même langue maternelle, nous ont dit ne pas avoir accroché à son spectacle.

Nous avons été un peu surpris que la Cunard fasse appel uniquement à des artistes britanniques, alors que, sur notre croisière, plus des deux tiers de la clientèle étaient non britanniques, avec un nombre de non-anglophones non négligeable.

Sur le Queen Mary 2 on termine la soirée en dansant ou en chantant !

Après le grand show, la soirée n’est pas encore terminée. On danse la valse ou le swing dans la grande salle du Queens Room, sur un orchestre live.

Bal dans la Queens Room

Ou, de façon plus moderne, dans la discothèque G32, sur des tubes des années 80 à 2000.

Mais le plus souvent, nous préférons aller voir le Blackthorn Irish Duo se produire soit au Carinthia Lounge, soit au Golden Lion. Leurs balades celtiques et leurs airs folk sont très entraînants. Nous nous imaginons facilement être dans un pub à Dublin ou à Belfast.

Blackthorn Irish Duo

Arrivée à New-York : mythique !

Le temps a filé à toute vitesse et, même si nous nous y attendions, l’annonce du commandant, lors du briefing du jeudi midi, de notre arrivée à New York le lendemain nous surprend. Pour en profiter, il nous invite à nous lever le vendredi très tôt, à 4 h 00 du matin. Heureusement, les décalages horaires successifs n’étaient pas encore totalement assimilés, ce qui a rendu ce réveil matinal moins pénible.

La carte de suivi de navigation affichée sur notre télévision nous montre que nous avons bien quitté les immensités de l’océan pour nous engager dans des rails de navigation parallèles à Long Island, très fréquentés par de nombreux navires.

Arrivée QM2

Sur le pont dès 4 h 00 du matin

Il fait encore nuit lorsque nous nous rendons à la passerelle d’observation du pont 11, juste à temps pour voir le pont suspendu de Verrazzano qui relie Staten Island à Brooklyn. Il est mondialement connu pour ses images spectaculaires du départ du marathon de New York.

Pont Verrazzano

Pour la petite histoire, le Queen Mary 2 a une dimension de la quille à la cheminée de 72 m, dont 10 m de tirant d’eau. Le tablier du pont est à 69,5 m au-dessus du niveau d’eau moyen. Les ingénieurs en ont tenu compte lors de la construction du Queen Mary 2 en aplatissant la cheminée pour permettre au navire de passer tout juste sous le fameux pont, à quatre ou cinq mètres près.

La Statue de la Liberté en vue !

Puis, nous voyons enfin la fameuse Statue de la Liberté, cadeau de la France à la jeune Amérique, que guettaient les émigrants, à la fois excités et inquiets de leur nouvelle vie à venir.

Statue de la liberté

Les tours illuminées du quartier financier se détachent au loin. Les ferries de Staten Island glissent très près de nous, avec leurs travailleurs matinaux prêts à rejoindre leur lieu de travail. Mythique est une expression souvent galvaudée, mais cette arrivée est tellement ancrée dans notre imaginaire que l’on peut la qualifier de telle sans exagération !

Manhattan à l'horizon

Ellis Island : espoirs et craintes des émigrants

Derrière la statue de la liberté nous apercevons furtivement Ellis Island.

C’est là ou les passagers de troisième classe étaient transférés à Ellis Island. Après un voyage inconfortable c’est là où se retrouvaient les émigrants pour être examinés, avant de savoir s’ils seraient, ou non, acceptés sur le territoire américain.

De nos jours, c’est un musée qu’il faut absolument visiter pour bien réaliser qu’une traversée transatlantique n’est pas une croisière comme les autres. Ellis Island est un lieu chargé de fortes émotions.

Ellis island

À la grande époque des transatlantiques, dès le navire à quai à Manhattan, les passagers de première classe passaient rapidement les formalités d’immigration. 

Accostage à Brooklyn

Petite déception : le Queen Mary 2 n’accoste plus à Manhattan sur le West Side, comme le faisaient autrefois les anciens liners tels que le France ou le Queen Elizabeth. Nous bifurquons vers l’île du Gouverneur pour accoster à 6 h 00 du matin au Brooklyn Cruise Terminal.

Arrivée à New York

Malgré l’heure d’arrivée très matinale, nous pouvons prendre le temps avant de descendre à quai. Nous allons ainsi tranquillement au restaurant Britannia pour notre dernier petit déjeuner, non sans un petit pincement au cœur, en sachant que la traversée est déjà terminée.

Nos bagages avaient déjà été préparés la veille et déposés dans le couloir. À la descente du navire, nous les retrouvons dans le terminal portuaire juste avant de passer le contrôle d’immigration.

La tension est un peu palpable auprès de l’équipage, qui doit, en seulement quelques heures, préparer le paquebot et accueillir plus de 2 000 nouveaux passagers pour un retour, le jour même, vers Southampton. À l’époque du France, les syndicats avaient obtenu que le navire reste à quai une nuit pour éviter ce stress.

Nous arrivons quand même à Manhattan en bateau !

Petite astuce que nous suivons : il est encore tout à fait possible d’arriver à Manhattan en bateau, en prenant un ferry de la ville qui assure des liaisons régulières du terminal du Queen Mary 2 jusqu’à Wall Street, et même de continuer vers le très chic quartier de l’Upper East Side, dans le nord de l’île. Cela contribue à une arrivée romantique à New York ! Le départ du ferry est à peine à 100 mètres du terminal et, de plus, on nous donne des billets gratuits !

Ferry Brooklyn Manhattan

Manhattan

Le Queen Mary 2 est le digne héritier des liners d’autrefois

La réussite de notre traversée tient d’abord au paquebot lui même : il est magnifique ! Il a déjà 25 ans mais cela lui donne de la patine et il est très bien entretenu.

Ensuite le service ainsi que l’attention du personnel sont remarquables. Ce que nous avons vécu est conforme à ce que nous avions imaginé de notre expérience de voyage. Le petit enfant que j’étais, qui rêvait du France, a été comblé !

Comme je m’y attendais, le public est plutôt âgé, mais plus diversifié que je ne le pensais, avec un nombre non négligeable de quadras et de quinquagénaires.

Le Queen Mary 2 est britannique jusque dans les moindres détails. Cela fait partie du charme du paquebot, mais je regrette cependant que la Cunard ne soit pas plus attentive au fait que ses clients viennent aussi d’autres cultures ou parlent d’autres langues que l’anglais.

Sachez que je ne vous ai pas parlé de tout ce que vous pouvez faire à bord. Ainsi, je n’ai pas mentionné les boutiques, le casino ou le spa qui  pourrait vous intéresser plus que nous.

Alors n’hésitez pas ! La traversée transatlantique à bord du Queen Mary 2, même si vous n’êtes pas un fan des croisières, est à faire au moins une fois dans sa vie.

Maquette Queen Mary 2

Conseils pratiques pour votre traversée transatlantique à bord du Queen Mary 2

Le site de référence à consulter absolument

Le site internet de la Cunard est d’une très grande richesse informative mais il est un peu fouilli et il faut passer un peu de temps pour l’appréhender et il n’est qu’en anglais :

Cunard.com

Où et quand réserver sa traversée transatlantique ?

Que ce soit les compagnies aériennes, ferroviaires ou maritimes, par principe, j’évite toujours les intermédiaires et je réserve sur le site du transporteur.

En Europe, la Cunard ne commercialise en direct ses voyages qu’au Royaume-Uni et en Allemagne.

Cunard.com

En France, la Compagnie Internationale de Croisière est le distributeur officiel de la Cunard. Si vous n’êtes pas à l’aise avec la langue de Shakespeare je vous conseille de réserver par eux.

Cunard-france.fr

Pour réserver sa cabine il faut soit s’y prendre très longtemps à l’avance (un an ou deux avant le départ) pour avoir le choix et de bons tarifs ou au dernier moment pour bénéficier d’une cabine non vendue à un tarif soldé.

Combien cela coûte ?

Pour une cabine Britannia double avec  balcon, au milieu du navire, en réservant 18 mois à l’avance nous avons payé 3398 GBP en pension complète.  

Les prix varient beaucoup  selon la saison et le remplissage. Il ne faut pas hésiter à regarder plusieurs offres sur le site de la Cunard.

Comment se rendre à Southampton ?

Mon conseil est d’arriver près du port d’embarquement la veille du départ. le Queen Mary 2 n’attend pas et ce serait dommage de rater sa traversée à cause d’un aléas de transport (grève ou météo…).

Depuis la France, le plus simple est de prendre un Eurostar jusqu’à Londres puis soit un train vers Southampton ou le bus affrêté de  la Cunard.

Le plus fun et dans l’esprit de la traversée transatlantique d’autrefois est de prendre le ferry de nuit du Havre à Portsmouth. Pour en savoir plus référez vous à mon article : « De Paris à Portsmouth via le Havre, en prélude à notre traversée transatlantique ».

Quelle catégorie de cabine choisir ?

Officiellement la Cunard propose six catégories de cabine. En réalité, il n’existe que deux catégories principales :

  • Les cabines Britannia qui donne accès au restaurant du même nom et aux mêmes services à bord. Les cabines se différencient uniquement par leur ouverture (intérieur, extérieur avec hublot, balcon fermé ou ouvert) et leur emplacement (milieu, avant, arrière et étage plus ou moins élevé). La catégorie Britannia Club, soit-disant plus exclusive, n’apporte pas grand chose de plus.
  • Les suites Princess et Queen Grill (ces dernières sont plus spacieuses) qui ont des restaurants  exclusifs.  A l’arrière du bateau un petit deck extérieur leur est réservé. Le service est réputé à être d’un niveau VIP.

Mon conseil est de choisir une cabine Britannia avec balcon. C’est, je pense, le meilleur rapport qualité-prix.

Il existe quelques cabines pour voyageurs célibataires mais elles partent très vite.

Quand faire la traversée ?

Nous avons choisi le mois de juin pour ses journées les plus longues et les conditions météo les plus stables.

A l’automne et en hiver, le risque de subir une tempête est plus élevé mais en contrepartie les prix peuvent être plus bas.

De quel port partir ?

La première question à se poser est de choisir le sens de la traversée. Personnellement je conseille le sens est – ouest pour bénéficier de journées de 25 heures au lieu de 23 heures à cause du décalage horaire. De plus, l’arrivée à New York est quand même mythique !

Ensuite la majorité des départs en Europe se font de Southampton. Mais il existe aussi quelques départs depuis Le Havre, Cherbourg et Hambourg.

Connaitre les prévisions météo !

Peu de sites donne la météo sur les océans. Pendant la croisière, chaque midi, le capitaine vous fait un point météo.

Si non, avant le départ, ou pendant la traversée si vous avez souscrit au forfait internet le site Windy est le plus complet.

Windy.com

Have a good trip!

Bon voyage!

Commentaires

4 Commentaires 

  1. Super article, très intéressant et qualitatif, avec des jolies photos. Très fan.

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    • Bonjour
      Merci pour ce jpurnal de votre traversée. J’ai apprécié tout comme vous le QM2 en Juin 2024. A une exception près, hélas le paquebot est passé beaucoup plus loin de l’epave du TITANIC.
      Tout comme vous, je déplore le peu de services de CUNARD, adaptés à la langue Française. Pas mème 1 catalogue

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  2. Ça donne envie Mercî pour cet article

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